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Aujourd'hui l'économie

L’opérateur de télécoms Orange veut devenir banquier

Audio 03:16
En devenant banquier Orange entend bien récupérer la valeur, « s'installer dans le siège du conducteur et non du passager » comme l'explique l'un des dirigeants du groupe.
En devenant banquier Orange entend bien récupérer la valeur, « s'installer dans le siège du conducteur et non du passager » comme l'explique l'un des dirigeants du groupe. AFP/PHILIPPE HUGUEN

Orange, le champion des télécom veut devenir banquier. Le groupe français est entré en négociation exclusive avec l'assureur Groupama pour reprendre ses activités bancaires.

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Orange convoite 65% des parts de la filiale bancaire de Groupama pour proposer dès 2017 un service complet de banque en ligne. L'opérateur téléphonique a déjà mis en place plusieurs services financiers : Orange Cash qui permet à ses clients de payer avec leur portable. Orange Money pour transférer de l'argent, un service très connu en Afrique. Le groupe a aussi testé avec succès la banque en ligne avec un partenaire polonais. Tout ça n'en faisait pas un vrai banquier. Il lui manquait la précieuse licence bancaire. Ce que Groupama lui apporte sur un plateau.

Pourquoi cette incursion dans le secteur bancaire ?

Pour résister à l'offensive des géants du net qui sont en train de déployer leurs propres instruments de paiement en ligne. Apple a introduit sur iPhone 6 son ApplePay et Google propose son AndroidPay. L'opérateur téléphonique français à 28 millions d'abonnés, pourquoi laisser d'autres que lui exploiter ce potentiel ?

En devenant banquier, Orange entend bien récupérer la valeur,  « s'installer dans le siège du conducteur et non du passager » comme l'explique l'un des dirigeants du groupe. Internet et le téléphone portable sont en train de révolutionner le rapport à la banque. L'époque où l'on passait à son agence déposer un chèque ou rencontrer son conseiller est révolue. Dans une enquête réalisée à la fin 2015 auprès des usagers du mobile on découvre que dans la tranche d'âge des 18-29 ans, la génération Y, le quart des usagers utilisent tous les jours une appli bancaire.

Les grandes banques traditionnelles sont menacées ?

Elles savent qu'elles doivent évoluer au plus vite. Les banques américaines commencent à racheter les start-up qui proposent des applications financières innovantes. Aux Etats-Unis comme en France, beaucoup ont ouvert une filiale en ligne. Parmi celles-ci, Boursorama, qui était en discussion avec Orange, mais finalement le rapprochement a été abandonné. Trop risqué pour sa maison mère : la Société Générale craignait de cannibaliser sa clientèle dans l'opération. La banque en ligne représente en France une part de marché de 4%.

Ce n'est donc pas encore l'alternative à la banque classique parce qu'elle ne propose pas tous les produits de la banque, mais elle les expérimente pour sa maison mère. Les grandes banques ont encore un savoir-faire en matière de sécurité des transactions, difficile à transposer, à garantir en ligne. En prenant des parts dans Groupama Orange va donc prendre position, mettre la pression sur les acteurs historiques et surtout apprendre son métier de banquier.
 

C'est le grand retour de l'impôt en Alaska

Rattrapé par la chute des cours du pétrole, l'administration de cet Etat pétrolier américain a décidé de rétablir l'impôt sur le revenu supprimé il y a 35 ans. La hausse des cours du brut a longtemps compensé la baisse de la production. Mais aujourd'hui il y a urgence, les deux tiers des recettes manquent pour couvrir les dépenses prévues dans le budget de 2015. Pour le moment le fonds souverain comble le déficit.

 

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