Invité Afrique

Marc Lavergne: en Afrique, «chaque pays a une équation personnelle avec Téhéran»

Audio 05:34
Marc Lavergne.
Marc Lavergne. DR

Les tensions entre l’Arabie saoudite et l’Iran, exacerbées par l’exécution à Riyad d’un célèbre dignitaire chiite, commencent à gagner l’Afrique. La Somalie a rompu hier, mardi 5 janvier, ses relations diplomatiques avec l’Iran, le troisième pays africain à le faire après Djibouti et surtout le Soudan, pourtant jusqu’à peu, proche allié des Iraniens. Il y a 15 jours, l’Erythrée avait, elle, annoncé son ralliement à la coalition militaire saoudienne contre les rebelles chiites au Yémen, dans laquelle figurent déjà de nombreux pays africains. Comment ce bras de fer irano-saoudien se joue-t-il en Afrique et quelles conséquences peut-il avoir pour le continent ? Marc Lavergne, directeur de recherche au CNRS, spécialiste du Moyen-Orient arabe et de la Corne de l’Afrique répond à Laura Martel.

Publicité

« Chaque pays a une équation personnelle avec Téhéran, je dirais. La Somalie s’était rapprochée de l’Iran en effet, mais aujourd’hui il y a la guerre contre les Houthis au Yémen. [...] L’Arabie saoudite, à la tête de sa coalition, essaie de rassembler tous les voisins pour vraiment encercler les Houthis. Et elle ne tolèrerait pas, je pense, de dissidence... »

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail