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Chronique des matières premières

Pétrole: la Russie fait un geste vers l'OPEP

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La raffinerie de Lukoil, le numéro deux du pétrole en Russie.
La raffinerie de Lukoil, le numéro deux du pétrole en Russie. Getty Images

Le numéro deux du pétrole en Russie, Lukoil, propose à l'OPEP une baisse concertée de la production.

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« La Russie aurait intérêt à se joindre à l'OPEP pour diminuer la production », estime le géant russe du pétrole Lukoil. La suggestion vient d'une compagnie privée, mais Lukoil est tout de même le numéro deux du pétrole en Russie, son dirigeant a forcément obtenu le blanc-seing du Kremlin.

Moscou fait donc bien un geste en direction de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole, et particulièrement vers son leader l'Arabie saoudite, pourtant grand adversaire diplomatique de la Russie au Moyen-Orient et son principal concurrent sur les mêmes débouchés pétroliers désormais, l'Asie et l'Europe.

C'est un retournement par rapport à 2001 et 2009, où la Russie s'était fait prier par l'OPEP pour qu'elle diminue sa production, en vain. L'organisation de Vienne avait été seule à fermer les vannes.

Mais cette fois le plongeon des cours du baril est tel qu'il fait souffrir bien davantage la Russie, d'autant qu'elle est frappée de sanctions financières. « Il vaudrait mieux vendre un baril à 50 dollars que deux barils à 30 », reconnaît désormais la direction de Lukoil, « l'industrie pétrolière russe est elle-même en état de survie et elle est contrainte de diminuer l’activité de forage ». La production de pétrole russe pourrait donc baisser de 2 à 3% cette année.

En réponse, le secrétaire général de l'OPEP a renouvelé son appel à une baisse de l'offre pétrolière. Mais rien ne garantit que ses membres y consentiront, et pas seulement l'Arabie saoudite. L'Irak est le pays qui a le plus augmenté sa production de pétrole en 2015, et l'Iran n'est pas prêt à renoncer à la reconquête de sa part du marché pétrolier.

L'annonce de la compagnie russe pour une baisse de la production vise peut-être avant tout à convaincre les fonds d'investissement, qui ont aggravé la chute des cours en pariant massivement sur leur baisse prolongée, qu'ils se sont trompés et que le rebond est proche.

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