Accéder au contenu principal
Aujourd'hui l'économie

Sanofi et un labo indien dans la course au vaccin contre Zika

Audio 03:14
Le moustique tigre.
Le moustique tigre. REUTERS/Paulo Whitaker

L'industrie pharmaceutique se mobilise pour combattre le virus Zika, plusieurs labos se sont déjà mis en ordre de bataille pour mettre au point un vaccin, dont le Français Sanofi et l’indien Bharat Biotech.

Publicité

On part pratiquement de zéro. Il n'y a pour le moment ni remède, ni test, ni vaccin. Investir sur ce créneau est un pari risqué, développer un vaccin peut prendre une dizaine d'années. Au moment de l'irruption d'Ebola, une douzaine de projets de vaccin étaient déjà à l'essai et aucun d'eux n'a abouti jusqu'à maintenant. Une fois le produit conçu, autorisé, son succès demeure imprévisible ; il dépend entièrement des politiques publiques de prévention.  

Rien ne dit que l'épidémie de Zika  sera encore une priorité des gouvernants d'ici quelques années. Vu l'allure à laquelle se propage aujourd'hui le virus, déjà au moins une vingtaine de pays concernés, 20 millions de personnes infectées ; et surtout étant donné les conséquences graves pour les femmes enceintes, leur bébé pourrait naitre avec une microcéphalie, une affection du cerveau qui ralentit le développement, plusieurs laboratoires ont rapidement répondu à l'appel lancé par l'Organisation mondiale de la santé.

Le laboratoire Sanofi a annoncé cette semaine qu'il lance un projet de recherche de vaccin préventif.

Le Zika appartient à la famille des flavivirus, comme le chikungunya, et la dengue, tous véhiculés par le moustique Tigre. Or Sanofi a une longueur d'avance dans la connaissance de ces virus, le laboratoire a obtenu il y a quelques mois la première autorisation de mise sur le marché pour un vaccin contre la dengue. Son savoir-faire pourrait lui permettre de sauter des étapes.

Son concurrent le Britannique GlaxoSmithKline est également sur les rangs, tout comme le japonais Takeda. Les autres acteurs sont les trublions de l'industrie pharmaceutique, des entreprises de biotechnologies, promptes à réagir, parfois trop vite. Le Coréen GenOne Life Science s'est associé à l'américain Inovio, et ils ont déjà promis un premier vaccin pour les situations d'urgence d'ici à la fin de l'année. Une hypothèse irréaliste selon l'Institut américain des allergies,  qui travaille également sur le Zika.

Un fabricant indien de médicaments dit avoir déjà deux vaccins contre le Zika

Bharat Biotech veut déjà commencer les tests sur les animaux. Cette entreprise privée créée il y a 9 ans à Hyderabad, dans le sud de l’Inde, annonce avoir demandé une licence il y a presque un an pour deux vaccins contre le Zika découverts un peu par hasard. En travaillant sur la dengue et le chikungunya, très répandus en Inde, les chercheurs ont trouvé la riposte au Zika qui présente les mêmes caractéristiques cliniques que les deux autres virus au premier stade de contamination.

Ce labo s'est déjà fait remarquer pour ses innovations, il se targue notamment d'avoir été l'un des premiers à séquencer le génome du chikungunya. Aujourd'hui, il en appelle au président Narendra Modi pour accélérer les procédures de tests et de mise sur le marché afin de l’expédier au plus vite au Brésil, le pays le plus touché par l’épidémie.

 

Les ventes de vins français ont progressé partout en Asie, sauf au Japon.

Dans ce pays pour la première fois, les crus français sont dépassés par les vins chiliens. C'est un camouflet historique du pour beaucoup à la diplomatie commerciale. Les vins chiliens sont passés en dix ans du cinquième au premier rang grâce à l'accord de libre-échange signé en 2007 entre Tokyo et Santiago. Il s'agit surtout de vin d'entrée de gamme, aujourd'hui deux fois moins cher que leur équivalent français.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.