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Revue de presse Afrique

A la Une : jour d'élections en Ouganda

Audio 03:50
© AFP/Pius Utomi Ekpei
Par : Romain Auzouy
8 mn

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Un homme est au cœur de toutes les attentions : le président sortant Yoweri Museveni, au pouvoir depuis trente ans. « Il faut le dire tout de suite », annonce Le Pays, « cette élection comme d’ailleurs les scrutins précédents, est un gâchis d’argent, une véritable orgie de dépenses électorales dont les Ougandais auraient pu se passer. Car Museveni remportera haut la main sa chose dès le premier tour. Et le score sera pour sûr, soviétique ». Voilà qui annonce la couleur. Et qui donne le ton de la presse africaine ce matin sur le sujet. « Promenade de santé pour le "Bismarck" des Grands Lacs " », titre le quotidien burkinabèAujourd'hui au FasoReste qu’après près de 30 ans de pouvoir sans partage, et qu’en se présentant encore pour un énième mandat, Museveni, se montre comme l’un des cancres de la démocratie africaine », poursuit Aujourd'hui au Faso. « Enfant chéri jadis des USA, ces derniers sont d’ailleurs gênés aux entournures face à ce partisan du pouvoir à vie ».

Cela amène à évoquer un aspect largement commenté dans la presse ce matin : c'est le rapport privilégié qu'entretient Yoweri Museveni avec la communauté internationale. En parlant des Occidentaux, voilà ce qu'écrit Le Pays : Museveni « est l'un des plus sûrs alliés dans la sous-région. Et il le leur rend bien en termes d'avantages géostratégiques. A cela, il faut ajouter le fait que Museveni joue le rôle de stabilisateur en Afrique de l'Est et dans les Grands Lacs ». Sur ce point-là, le site internet guinéen Le djely dénonce « la complaisance de la communauté internationale ».

Museveni ne quittera pas sa « bananeraie »

Appuyé ainsi par l'Occident, jusqu'où peut aller Yoweri Museveni, lui qui compare son pays à une « bananeraie personnelle » ? Réponse du Pays : « Le message ne souffre d'aucune ambiguïté. Ce ne sont pas les résultats issus des urnes qui vont exproprier le planteur Museveni de sa bananeraie. Il en sera le propriétaire tant qu'il sera en vie ». Le djely.com va plus loin : « Le numéro un ougandais ne veut pas de l'alternance même après sa mort. Autrement, il n'aurait pas placé des membres de sa famille à des postes stratégiques de son pouvoir ».

Questions autour de la présence guinéenne au Nord du Mali

Le djely  évoque également l'arrivée, hier à Conakry, des corps des sept soldats guinéens tués dans le cadre de la Minusma. Une réception « empreinte de beaucoup d'émotion », qui s'est tenue à la base militaire aérienne, en présence du Président de la République. A Kidal, le camp de la mission de l'ONU avait été attaqué le 12 février au matin par les terroristes du groupe Ansar Dine. « Emotion, douleur, peine »... mais aussi colère. « Au sein de l'opinion publique guinéenne, on commence à trouver le tribut que paie le pays pour la stabilisation du pays, trop cher », affirme Le djely. Et le site d'information guinéen de rappeler : « En novembre déjà, la Guinée avait perdu deux de ses soldats ».

Et la question se pose : la troupe guinéenne doit-elle se retirer de « la poudrière malienne » ? Présent hier lors de la cérémonie à Conakry, le ministre de la Défense nationale s'est voulu prudent. « Nous allons discuter avec les Nations unies », a-t-il dit, « pour voir comment améliorer les conditions de vie de nos soldats et renforcer le système de sécurité ». Joint par le site malijet.com, le journaliste guinéen Sayon Kourouma a un avis plus tranché : « Ce n'est pas parce qu'il y eu des soldats morts à Kidal que la Guinée va demander le retrait de son contingent ».

#SiLesNoirsParlaientCommeLesBlancs

Enfin, comment dénoncer avec humour les clichés racistes ? Ça se passe sur les réseaux sociaux avec le hashtag #Si les noirs parlaient comme les blancs. Et c’est le quotidien béninoisLa Nouvelle Tribune qui le révèle ce matin.

#Si les noirs parlaient comme les blancs, voilà ce que ça donne : « Toute façon toi tu es habituée au froid en Europe. Tu ne le ressens plus ». Ou encore : « Tu t’appelles Pierre-Marie ? Bonne chance pour trouver du boulot avec ça hein ». Deux perles relayées dans La Nouvelle Tribune. L’objectif, c’est de retourner contre les blancs les clichés sur les noirs. « Il est en effet épuisant de s’entendre dire en soirée : « Va danser c’est ta musique ». Ou « tu as l’électricité chez toi en Afrique ? » ». Et le quotidien de conclure : « Si ce hashtag amuse les internautes, il faut relever qu’il peut permettre dans une certaine mesure de dénoncer les clichés racistes contre les noirs en Occident ».

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