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Bonjour l'Europe

Le Made in Italy «parallèle» toujours en pleine santé

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L’Italie tente de défendre les griffes prestigieuses, en luttant de manière plus incisive contre la contrefaçon. (Photo d'illustration).
L’Italie tente de défendre les griffes prestigieuses, en luttant de manière plus incisive contre la contrefaçon. (Photo d'illustration). REUTERS/Max Rossi

En dépit des efforts déployés par la Guardia di Finanza, la policière financière, plusieurs rapports indiquent que l’Italie est toujours autant envahie de produits issus du marché de la contrefaçon. Des étals du grand marché de Vintimille à ceux de Naples, en passant par les places touristiques de Rome, bondées de vendeurs à la sauvette, entre sacs, ceintures, montres et vêtements (Prada, Gucci, Vuitton, Rolex...), on a l’embarras du choix !

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De notre correspondante à Rome,

Cela fait plus de dix ans que l’Italie tente de défendre les griffes prestigieuses, en luttant de manière plus incisive contre la contrefaçon. Mais, visiblement, le pays ne parvient pas à éradiquer le phénomène.

L'Italie, producteur et consommateur de produits contrefaits

En moyenne, l’Italie perd 5 milliards d’euros de recettes fiscales et 55 000 emplois, chaque année. Selon le dernier rapport de la Confartigianato - la confédération des artisans italiens - les sanctions prévues depuis 2005, jusqu’à 10 000 euros pour un acquéreur et de lourdes peines de prison pour les fabricants et vendeurs, ne sont absolument pas dissuasives. D’autant qu’elles ne sont pas faciles à appliquer. Même si les saisies de marchandises illégales - soit 390 millions de produits pour une valeur d'environ 3 milliards d’euros pour 2015 - sont presque quotidiennes. Donc, pour la Confartigianato, il est vraiment nécessaire et urgent d’adopter une réglementation européenne, obligeant à indiquer l’origine des produits et à en garantir la pleine traçabilité. Sans quoi l’Italie n’aura pas les moyens de remporter sa bataille.

L’Italie enregistre un boom des ventes de produits contrefaits sur internet

En Italie, 70 % des achats en ligne concernent des articles vestimentaires et des articles de maroquinerie - sacs, bagages, ceintures, bracelets de montre…Et ces achats en ligne ont augmenté de plus de 60 % entre 2014 et 2015. Or, cette typologie de marchandises est la plus exposée à la contrefaçon. De fait en 2015, la police financière a bloqué, ou placé sous séquestre, plus de 600 sites de vente sur internet. D’après les données de l’Office européen des marques (l’Ohmi) le seul secteur de la maroquinerie, en Italie, perd 520 millions d’euros par an.

La Chine, premier pays d’origine des produits contrefaits

A ce jour, les deux tiers des matières premières arrivent de Chine pour alimenter des ateliers clandestins, notamment à Naples qui demeure la capitale européenne de la contrefaçon. Résultat : plus de 60 000 entreprises italiennes, pour la plupart des micro-entreprises avec moins de 10 employés, sont exposées au risque de concurrence déloyale du marché de l’imitation. D’où l’importance, aussi d’une meilleure information à l’attention des acquéreurs. Cela afin qu’ils comprennent bien ce que représente en termes de dommages pour l’emploi -et de cadeaux pour les mafias ! - l’irrésistible tentation du faux luxe à prix cassé.

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