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Chronique des matières premières

Le nickel, poumon essouflé de l'industrie minière de Nouvelle-Calédonie

Audio 01:46
En juillet dernier, les prix du nickel ont atteint leur plus bas niveau depuis 4 ans (13 205 dollars la tonne) pour l'Indonésie.
En juillet dernier, les prix du nickel ont atteint leur plus bas niveau depuis 4 ans (13 205 dollars la tonne) pour l'Indonésie. Getty Images/Gilliane Tedder
Par : Altin Lazaj
4 mn

Le Premier ministre Manuel Valls se déplace en Nouvelle-Calédonie le 28 avril. Il est attendu sur des mesures d’aide à l’industrie minière, qui souffre de l’effondrement des prix du nickel.

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Le nickel est le poumon économique de la Nouvelle-Calédonie qui abrite un quart des ressources mondiales. L’industrie minière pèse près de 10 % du produit intérieur brut et emploie 4 500 personnes. Problème : les cours de ce minerai ont chuté de 45 % pour la seule année 2015.

Aujourd’hui, le prix s’établit autour de 8 500 dollars la tonne, soit trois fois moins cher qu’en 2011. Le ralentissement de l’économie chinoise et la surabondance des stocks mondiaux en sont les principales causes. Résultat, les trois plus grands opérateurs miniers de l'ile sont confrontés à des coûts de production élevés et perdent de l’argent.

Dans l'attente d'une aide financière du gouvernement français

La société Le Nickel, premier employeur de l’archipel et qui appartient au groupe français Eramet, attend du gouvernement une aide financière. Elle pourrait prendre la forme d’une augmentation de son capital. L’État français détient en effet 26 % de ce groupe.

Les deux autres sociétés appartenant à des groupes étrangers sont également dans le rouge. Elles envisagent de diminuer leur production et leurs coûts. Cela entraînerait des licenciements ce que les autorités locales veulent éviter à tout prix. Un contexte social tendu compliquera le référendum d’autodétermination qui doit se tenir au plus tard en 2018.

Un remède à court terme

C’est pourquoi le gouvernement local a débloqué une enveloppe de 5 millions d’euros en mars en faveur des entreprises exportatrices de nickel et de leurs sous-traitants qui emploient moins de 500 salariés. Un remède à court terme, car la survie du secteur dépend uniquement du redressement des cours. Mais les experts sont pessimistes : ils ne prévoient une hausse que dans deux ans au mieux.

Pour l’instant, il faudra réduire de 30 % la production mondiale, et certains pays ont décidé de diminuer leur volume, à l’instar des Philippines où les 27 mines du pays ont décidé de réduire la production de 20 %.

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