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Invité Afrique soir

Marie-Soleil Frère: «Le cas des médias burundais est unique»

Audio 05:05
Devant la radio et télévision Renaissance lors de sa fermeture en mai 2015.
Devant la radio et télévision Renaissance lors de sa fermeture en mai 2015. RFI/Sonia Rolley

C'est une lettre ouverte signée par une soixantaine de chercheurs et d'universitaires issus d'une dizaine de pays qui pose cette question : Que reste -t-il de la liberté de pensée au Burundi ? Le pays est en crise depuis près d’an, lorsque le président Pierre Nkurunziza a décidé de briguer un troisième mandat. Parmi les victimes de cette crise, il y a les médias indépendants, dont la plupart restent fermés à l’heure actuelle. Mais il y a aussi d’une manière plus large, les intellectuels. Notre invitée de ce soir fait partie des initiateurs de cet appel. Il s’agit de Marie-Soleil Frère, chercheuse et professeur de journalisme à l’université libre de Bruxelles, spécialiste des médias en Afrique francophone.

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« L’idée de cette lettre est née au mois d’octobre. On a eu une discussion avec plusieurs collègues sur la situation de nos collègues et partenaires travaillant à l’université du Burundi. On a souhaité pouvoir leur manifester notre solidarité. Peut-on continuer comme si de rien n'était dans un contexte où des centaines d’étudiants ont pris part aux manifestations et sont aujourd’hui considérés comme des terroristes ? Certains ont été arrêtés, certains ont été tués et certains ont disparu.

[…]

Le Burundi a changé de manière très simple, par la répression, la fermeture et la destruction de la plupart des radios indépendantes. Souvent j’essaie d’attirer l’attention sur le cas Burundi qui, je crois, est quelque chose d’unique dont je ne vois pas d’autre exemple médiatique où, en quelques heures, une population s’est vue privée d’accès à une information indépendante et pluraliste. […] »

 

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