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Chronique des médias

A France Télévisions, l’union fait la crise

Audio 02:27

Ce samedi 16 avril, Amaury de Rochegonde, de l’hebdomadaire Stratégies, évoque sur RFI la crise à France Télévisions, qui est parvenu à équilibrer ses comptes en 2015 mais dont le directeur de l’information, Michel Field, est contesté en interne.

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Vendredi 15 avril, France Télévisions a annoncé être, pour la première fois depuis trois ans, à l’équilibre financier. Un bon résultat dû à un coût moins important que prévu sur les 340 départs volontaires programmés en 2015 et qui ont ramené l’effectif total du groupe en dessous de 10 000 salariés.

Cette annonce arrive à point nommé pour rappeler que la maison est tenue par sa présidente Delphine Ernotte, même s’il faut noter qu’il n’y a eu finalement que 305 départs, tous non remplacés. Une façon aussi de calmer la tempête qui souffle du côté des journalistes où les reproches commencent à s’accumuler.

Vis-à-vis de Michel Field d’abord. Le directeur de l’information de France Télévisions, a fait preuve de désinvolture dans sa façon de limoger les deux présentatrices d’Envoyé spécial, Guilaine Chenu et Françoise Joly, dont il a critiqué les choix éditoriaux. Et il a confié à Elise Lucet le soin de réfléchir à une nouvelle formule de cette émission comme de Complément d’enquête en interpellant sur Canal+ son présentateur Nicolas Poincaré : « Nicolas, si tu nous écoutes, ne te suicide pas tout de suite ».

Motion de défiance

Plaisanterie ? Sans doute. Il n’empêche que cette légèreté n’est pas du goût des sociétés de journalistes qui appellent à voter mardi une motion de défiance contre Michel Field. Après la fusion des rédactions nationales de France 2 et France 3, elles s’inquiètent d’une proximité politique avec le pouvoir dont témoignerait l’émission Dialogue citoyen, avec François Hollande, qui n’a réuni que 3,5 millions de téléspectateurs après le retrait de deux citoyens invités. Sur le numérique, c’est Francetv info qui craint de se voir diluée dans la radio France Info si, comme c’est prévu, la future chaîne d’information publique qui doit voir le jour en septembre porte le nom de France Info TV.

 

Pourtant, il n’est pas besoin d’être un expert pour deviner que face aux budgets de plus en plus contraints des audiovisuels publics, l’union fait la force. C’est ce qu’a fait la BBC comme la RTBF en Belgique. Les Sociétés de journalistes crient au retour de l’ORTF du général de Gaulle. Ils craignent de devoir subir une fusion pure et simple de Radio France et de France Télévisions qui commencera par une plateforme numérique unique, comme l’a réclamé François Hollande.

 

France Télévisions veut même aller plus loin. Le groupe travaille sur un service de vidéo à la demande par abonnement qui associerait les acteurs francophones et même les télévisions publiques européennes, comme l’a confié à RFI Delphine Ernotte, lors du lancement de l’Alliance audiovisuelle francophone.

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