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Crise politique espagnole: retour aux urnes le 26 juin prochain

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Retour à la case départ en Espagne: de nouvelles législatives vont avoir lieu.
Retour à la case départ en Espagne: de nouvelles législatives vont avoir lieu. GERARD JULIEN / AFP

Plus de quatre mois après les législatives espagnoles de décembre 2015, malgré la courte victoire de la droite dans les urnes, personne n’a réussi à former une coalition qui permette de former un gouvernement. Ce mardi 3 mai 2016, le roi Felipe VI prononce donc la dissolution, préambule à la convocation de nouvelles élections, le 26 juin prochain.

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Ces quatre derniers mois, aucun des quatre principaux partis espagnols, aucun des quatre principaux dirigeants de ces mêmes partis, n’a réussi à s’entendre avec ses rivaux. On a assisté pendant tout ce temps à des négociations musclées, à des bras de fer, à des procès d’intentions, à des accusations mutuelles, mais c’est à peu près tout. Aucun accord n'a été trouvé et, selon les enquêtes d’opinion, une grosse majorité d’Espagnols sont très déçus, et que cela les éloigne encore plus de leur classe politique.

Le candidat sortant de la droite, Mariano Rajoy, a gagné les élections législatives mais il n’est pas parvenu à construire une majorité autour de sa personne. Depuis 2011, Mariano Rajoy a certes un peu redressé le pays économiquement, mais il incarne surtout la corruption et l’impunité d’un parti au-dessus des lois aussi aucun parti n’a voulu s’allier avec lui.

Le seul qui pouvait réussir à franchir la barre fatidique des 168 députés, c’est le socialiste Pedro Sanchez. Mais s’il est parvenu à trouver un terrain d’entente avec le centriste libéral Albert Rivera, il n’a pas voulu se rapprocher de Rajoy et, sur sa gauche, il s’est heurté à l’intransigeance du leader de Podemos, Pablo Iglesias, qui exigeait plusieurs ministères et la vice-présidence sans même négocier. Aucune grande coalition nationale, aucun front de gauche, n’a donc été possible. Echec, et retour à la case départ.

Dans l'histoire rédcente espagnole, c’est une première. Mais cette instabilité est facile à comprendre. Depuis 40 ans, il n’y avait que deux grands partis qui ultra-dominaient la  scène politique, les conservateurs du Parti populaire et les socialistes du Parti socialiste ouvrier espagnol. Ils se répartissaient le pouvoir, et il était donc facile de dégager de grosses majorités. Mais avec la crise économique, deux nouvelles formations ont émergé : les « indignés » de Podemos, et les centristes de Ciudadanos.

Toutes deux veulent régénérer la démocratie espagnole. Du coup, avec quatre grandes formations, le vote s’est fractionné, divisé. Si bien que pour obtenir une majorité claire, il faut désormais obligatoirement recourir aux alliances. Ce n’est pas ici une habitude, et cela se voit. Mais au lendemain des législatives de fin juin prochain, il faudra bien que les leaders acceptent de faire des compromis. Car, dans le cas contraire, l’Espagne continuera sans avoir de gouvernement.

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