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Revue de presse Afrique

A la Une: branle-bas de combat contre Boko Haram

Audio 04:30
© AFP/Pius Utomi Ekpei

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« Malgré les résultats impressionnants obtenus par le nouveau président nigérian, Muhammadu Buhari dans la lutte contre Boko Haram depuis un an, cette secte demeure une menace, constate le site d’information Togosite. Comment lutter contre le terrorisme et en venir à bout ? C’est la principale question à laquelle les chefs d’Etats et de gouvernement de l’Afrique de l’ouest réunis samedi à Abuja ont essayé de trouver des solutions pertinentes. Comme proposé par le Centre panafricain de prospective sociale, la lutte contre le terrorisme ne reposera plus seulement sur une “solution militaire” mais également sur une “action gouvernementale de développement” pour que les causes de cet extrémisme soient définitivement éradiquées en Afrique. C’est à cette conclusion, relève Togosite, que les chefs d’Etat et de gouvernement africains appuyés par le président français, François Hollande, la chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, et les représentants américains et britanniques, sont parvenus ce samedi au sommet d’Abuja. »

François Hollande était donc le seul chef d’Etat occidental présent à ce sommet d’Abuja. Pourquoi être venu en personne ? Le site d’information guinéen Ledjely.com avance deux explications. La première tient à la politique intérieure française, estime le site guinéen : « alors que son fameux “ça va mieux” ne trouve pas d’écho chez ses compatriotes et que sa candidature est fortement menacée par la persistance du chômage, le président français avait besoin de la rencontre d’Abuja pour, espérait-il, se rassurer et rassurer les Français. »

Autre raison de la présence de François Hollande à Abuja, toujours selon Ledjely : faire la nique aux américains… qui affichent « leur intention désormais manifeste d’établir une base au Sénégal. Visiblement, la France ne gobe pas que Dakar, ancienne capitale de l’Afrique occidentale française puisse abriter une base américaine. »

Tuer la bête immonde ?

Quoi qu’il en soit, pour le quotidien burkinabé L’Observateur Paalga au Burkina, « ce fut une rencontre au ton martial même si, lucides, les participants ont dit que la solution au problème n’était pas seulement militaire, mais également économique et sociale ; d’où la nécessité du développement des zones infestées par la peste islamiste pour qu’on s’en sorte autrement, voire mieux qu’en travaillant pour Boko Haram, et d’où aussi la nécessité de nouveaux rapports, plus respectueux que jusque-là des libertés et des droits des citoyens par les armées pour gagner la collaboration des populations, leur coopération à l’œuvre commune. »

En tout cas, pointe encore L’Observateur, « ce conseil de guerre anti Boko Haram ayant eu lieu à un moment où les interventions des Etats coalisés – Tchad, Nigeria, Cameroun, Niger –, ont cassé les reins du Chacal même si ses crocs sont encore assez acérés pour qu’il continue à mordre de temps à autre, on espère que les mesures préconisées permettront de tuer cette bête immonde. »

Mais, tempère le quotidien ouagalais, « encore faut-il que les engagements pris soient tenus, à commencer par l’opérationnalisation de la fameuse Force multinationale mixte de 8 500 hommes conçue depuis juillet dernier ! »

Vœux pieux ?

Toujours est-il que « l’espoir est permis, estime Le Pays, toujours à Ouaga. Car, trois camps d’entraînement du groupe armé ont été détruits en début de semaine écoulée et de nombreux islamistes radicaux tués à Madawaya dans le Nord-Est du Nigeria au cours d’une opération militaire menée par des soldats camerounais, en collaboration avec la force multinationale. Et ce n’est pas tout. De nombreux otages ont été libérés et l’émir de Boko Haram de Kumche, le nommé Bukar Kavu, a été capturé. Cela dit, estime aussi le quotidien burkinabé, le point positif de ce sommet est que tous, de manière unanime, ont reconnu la nécessité d’associer à la solution militaire l’urgence de prendre à bras-le-corps les questions de développement. Cette perception des choses est à saluer. Car elle peut permettre non seulement de gagner la guerre contre Boko Haram mais aussi de gagner la paix et ce, de manière durable. Cela dit, tempère Le Pays, prendre des engagements forts et mirobolants lors d’un sommet est une chose, les mettre en œuvre en est une autre. C’est pourquoi, il faut souhaiter, dans l’intérêt des populations, que les promesses qui ont été faites à l’occasion de ce sommet ne restent pas au stade de vœux pieux. Il faut aller au-delà des paroles en posant dans les meilleurs délais des actes significatifs et palpables susceptibles de donner de l’espoir aux populations victimes de Boko Haram en termes de mieux-être. »

 

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