Revue de presse française

A la Une: Autriche, l’Europe en péril

Audio 05:55
AFP

Publicité

C’est aujourd’hui le deuxième tour de l’élection présidentielle en Autriche. Et L’Obs lance l’alarme. « Il y a le feu à la maison Europe », s’écrit l’hebdomadaire. « L’élection présidentielle autrichienne, en éliminant au premier tour les candidats des deux partis, social-démocrate et conservateur et en plaçant en tête le candidat du parti d’extrême droite – allié du Front national au sein du Parlement européen – n’est que le dernier clignotant à s’allumer sur la carte de l’Europe, souligne le journal. La Pologne et, avant elle, la Hongrie avaient déjà fait des choix politiques, ce que le président hongrois, Victor Orbàn, nomme sans fard la « démocratie illibérale », un oxymore qui, visiblement, n’en est plus un aux yeux de nombreux Européens. Les partisans des barbelés aux frontières sont de plus en plus nombreux », se récrie L’Obs.

Sans omettre les risques de « Brexit », c’est-à-dire de sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne le mois prochain. Le « Brexit » risquerait de « plonger l’Europe dans un engrenage destructeur », craint encore en effet L’Obs, qui l’évoque dans la liste des périls menaçant l’Europe, à l’instar de l’élection présidentielle autrichienne ce dimanche. Alors, que faire ? « Il faut proposer autre chose », préconise l’hebdomadaire, un « plan B »… que L’Obs se garde toutefois bien d’esquisser, et encore moins de détailler.

Hillary Clinton : l’anamour

Aux Etats-Unis, le parcours électoral d’Hillary Clinton n’est pas un long fleuve tranquille. Certes, l’ex-First Lady sera probablement la candidate démocrate à l’élection présidentielle de novembre. Mais le compte n’y est pas. Et pas seulement en terme de délégués face à son rival démocrate Bernie Sanders, en tout cas pas encore. En termes de « désamour » aussi, constate L’Obs, qui qualifie ce désamour de « fascinant ». Hillary Clinton n’a « aucun charisme », c’est une « menteuse congénitale », elle « traine des casseroles », elle « joue la carte féminine, mais les femmes ne l’aiment pas », relève l’hebdomadaire. Ce qui ne veut pas dire qu’elle ne sera pas élue face à Donald Trump, qui n’a évidemment pas la préférence de ce journal proche de la gauche, mais pas au point d’être aveugle face aux limites électorales d’Hillary Clinton..

Montebourg : retour en trompe-l’œil

En France, Arnaud Montebourg, une fois de plus, laisse entendre qu’il pourrait être candidat à la prochaine élection présidentielle. Dans un entretien accordé au Parisien Dimanche, l'ancien ministre de l'Économie prévient que, sans primaire à gauche, il fera « usage de (sa) liberté ». Car « sans primaire, l'élimination de la gauche dès le premier tour est garantie et programmée », déclare Arnaud Montebourg. Qui critique au passage le président François Hollande et qui fustige ce qu’il appelle le « passage en force » de la réforme du code du travail. « Les Français ont voté en 2012 pour le programme de la gauche française et ils voient se réaliser l'application du programme de la droite allemande », s'écrie Arnaud Montebourg dans Le Parisien Dimanche. Lequel journal écrit : « Attention, Montebourg revient ! ».

Valls : cote d’alerte

Un autre qui doit aussi faire attention, c’est Manuel Valls, dont la cote de popularité est encore en baisse. Selon le baromètre Ifop pour Le Journal du Dimanche, elle est tombée à 22% le mois dernier, trois points de moins qu’en avril. C’est le plus bas niveau pour le Premier ministre depuis sa nomination à la tête du gouvernement français en mars 2014.

La cote de popularité de François Hollande, elle, progresse d'un point, à 15% de satisfaits.

Free : la grande lessive

Enquête à charge dans le monde de l’entreprise, relative aux pratiques managériales de l’opérateur télécom français Free. C’est l’hebdomadaire d’extrême gauche Politis qui raconte cette histoire, une parmi tant d’autres dans le monde de l’entreprise, mais qui choque le lecteur parce que Free et son fondateur Xavier Niel cultivent l’image d’une entreprise « fun » attachée à « l’esprit start-up », dans laquelle il fait donc bon travailler, énonce le journal.

Facsimilés de documents internes à l’appui, Politis s’appuie, pour dénoncer la gestion du personnel dans des filiales de Free, sur les déclarations d’un « ancien responsable des ressources humaines du site marseillais » de ce groupe pour révéler les détails d’un « plan secret (…) lancé en interne dès 2009. …(plan) baptisé « Marco Polo » », que le journal qualifie d’ « illégal » et qui consiste à grands traits à licencier des salariés que Free voulait pousser à partir. A en croire les révélations de l’hebdomadaire, ce plan aurait été suivi d’un « second programme secret, nommé « centralisation » concernant d’autres salariés du groupe, eux aussi à pousser vers la sortie. »

L’idée maîtresse de cette enquête de Politis est un vrai calcul cynique attribué par le journal aux dirigeants de Free, et selon laquelle mieux vaut perdre devant la justice des contentieux individuels avec des salariés abusivement licenciés que mettre en place de ruineux plans sociaux, qui coûtent bien plus cher que les dommages-intérêts à eux accordés par les juges après des années de procédure.

Info ou intox, que cette affaire, dont ont probablement dû se délecter les concurrents de Free ? En fin d’enquête, Politis signale toutefois que Free « conteste fermement les propos et les faits », qui y sont rapportés et le journal ajoute que ce groupe « brandi la menace d’une action en justice ».

Dès lors, nous ne pouvons ici que nous garder de faire nôtres les accusations portées contre Free par Politis, tout en les consignant dans la revue de presse des hebdomadaires. En attendant les suites judiciaires éventuelles de cette affaire.

Métro : ticket chic et choc au trou

Disparition programmée dans les transports à Paris et sa région, celle du ticket de métro. C’est Valérie Pécresse qui l’annonce dans Le Journal du Dimanche. « A l'horizon 2021 », les titres de transports en commun en Ile-de-France seront dématérialisés, explique la présidente de cette région française. Cela veut bien dire que, dans le métro, le ticket aura donc finalement survécu au poinçonneur (des Lilas ou d’ailleurs) et de ses petits trous qui, eux, ont disparu de ce ciel de faïence depuis déjà quelques quarante-cinq ans. Au trou, le ticket !.. C’est le progrès…

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail