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Chronique des matières premières

Le Venezuela sur le point de réexporter des diamants

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Vue aérienne d'une mine de fer au Venezuela qui relance son activité minière tous azimuts.
Vue aérienne d'une mine de fer au Venezuela qui relance son activité minière tous azimuts. ©GettyImages/Marc Volk

Le Venezuela est en bonne voie d'obtenir sa réintégration dans le processus de Kimberley, pour exporter à nouveau ses diamants. Le développement minier fait partie des priorités du président Maduro, pour compenser la chute des revenus du pétrole. 

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Le Venezuela est sur le point de réexporter à nouveau légalement ses diamants. Il devrait réintégrer le processus de Kimberley d'ici la fin de l'année, a déclaré le président de ce gendarme du commerce des pierres précieuses, qui garantit la légalité des diamants, mais aussi que les pierres ne financent pas les conflits armés.

Des représentants du processus de Kimberley ont effectué plusieurs visites pour vérifier que le pays latino-américain était à nouveau en mesure de fournir des certificats de légalité de ses diamants.

C'est à défaut de pouvoir les publier depuis 2005, que les autorités de Caracas étaient sorties de manière unilatérale du processus de Kimberley en 2008. Mais à l'époque l'argent du pétrole coulait à flot. Le Venezuela n'avait que faire des quelque 36 000 carats par an qu'il parvenait à vendre légalement à l’étranger, guère plus de 7 kilos annuels de diamants.

Maintenant que les revenus du pétrole ont fondu, les autorités de Caracas relancent au contraire l'activité minière tous azimuts. Il faut dire que le Venezuela, outre le diamant, dispose d'or, de cuivre, de fer, de bauxite, mais aussi de coltan à foison. Plus de 100 000 km2 dans la région centrale de Guaniamo, au sud du fleuve Orénoque ont été baptisés en février dernier « Arc minier de l'Orénoque » par un décret du président Maduro.

La presse vénézuélienne rapporte que des protocoles d'entente ont été signés avec des entreprises minières chinoise, américaine, canadienne et de République démocratique du Congo. La compagnie canadienne Gold Reserve expropriée sous la présidence Chavez fait son retour au Venezuela, avec des investissements et un prêt se montant au total à 5 milliards de dollars !

Restent de fortes oppositions à tous ces projets miniers, pas seulement pour des raisons environnementales : l’extraction illégale prospérait depuis des années. 28 mineurs ont été assassinés dans l'Arc minier de l'Orénoque fin mars, le président vénézuélien en a depuis fait une zone militaire spéciale.

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