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Bonjour l'Europe

Vladimir Poutine en visite en Grèce pour renforcer les relations gréco-russes

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Le Premier ministre grec Alexis Tsipras (g) et le président russe Vladimir Poutine, à Moscou, le 8 avril 2015.
Le Premier ministre grec Alexis Tsipras (g) et le président russe Vladimir Poutine, à Moscou, le 8 avril 2015. REUTERS/Alexander Zemlianichenko/Pool

Vladimir Poutine entame une visite de deux jours en Grèce. Le président russe rencontre son homologue Prokopis Pavlopoulos ainsi que le Premier ministre grec Alexis Tsipras, ce vendredi 27 mai à Athènes. Le lendemain, il doit se rendre en pèlerinage au mont Athos, lieu saint de l'orthodoxie. Une visite qui marque le renforcement des relations gréco-russes depuis l'arrivée au pouvoir d'Alexis Tsipras.

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Cette visite a lieu parce que c'est l'année de la Russie en Grèce et inversement. Deux pays de religion chrétienne orthodoxe qui affichent leur unité : c'est ce que Vladimir Poutine veut mettre en avant en se rendant au mont Athos. Certes, les deux pays entretiennent de bonnes relations depuis longtemps, mais depuis 1 an et 4 mois et l'arrivée d'Alexis Tsipras au pouvoir, le gouvernement grec a encore renforcé ses liens avec la Russie.

On se souvient que l'ex-ministre de l'Energie, Panagiotis Lafazanis, membre de l'aile gauche de Syriza, a quitté le parti après la signature du 3e mémorandum. Selon Alexandra Prodromidou, maître de conférence et spécialiste des relations gréco-russes, en pleine négociation avec les créanciers, c'était une façon de « chercher un partenaire alternatif à l'Union européenne ».

Pour Athènes, le développement passe par la Russie

Aujourd'hui, le mémorandum est signé, mais le Premier ministre grec continue d'entrenir ces relations, car les intérêts économiques restent importants. Vladimir Poutine sera accompagné de deux chefs d'entreprise bien connus. Il y a d'abord Oleg Belozerov, le président de la compagnie ferroviaire nationale. Alors que la Grèce a relancé la privatisation de Trainose, son équivalent grec. Jeudi 26 mai, le ministre-adjoint russe aux Transports a encore rappelé l'intérêt de son pays pour cette vente. 

Parmi la délégation, il y aura aussi Alexei Miller, le patron de Gazprom car la Grèce a signé en février dernier un mémorandum pour le transport de gaz russe par le sud de l'Europe, avec l'Italie notamment. On n'a pas encore de détail sur le tracé exact de ce futur gazoduc, mais c'est un thème attendu. Et de façon générale, alors que le gouvernement grec cherche à attirer les investisseurs, il courtise aussi son partenaire russe.

Un point d'entrée vers l'Europe pour Poutine

Pour le président russe, c'est aussi une façon de garder une porte d'entrée en Europe alors que les relations sont tendues depuis la crise ukrainienne.  La Russie fait depuis l'objet de sanctions. Une réunion en juin portera sur le sujet. La Grèce était opposée à ces sanctions l'été dernier, car la Russie est un partenaire commercial important pour les agriculteurs grecs.

Mais aussi à cause du tourisme. Les Russes font partie des cinq principales nationalités qui se rendent en Grèce pour passer leurs vacances. Or l'année dernière, le nombre de visiteurs venus de Russie a baissé de 59%. Selon Charalambos Tsardanidis, professeur assistant spécialisé dans les relations extérieures des pays de l'Union européenne, cela s'explique par les sanctions imposées à la Russie, mais aussi par la chute du rouble. Il estime qu'avec la détérioration des relations entre Moscou et Ankara, les touristes russes qui se rendaient habituellement en Turquie pourraient reporter leur choix sur la Grèce. En prévision, le gouvernement grec a renforcé les effectifs de son ambassade en Russie pour traiter les visas plus rapidement.

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