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Politiques économiques : le mano a mano des entreprises et des Etats

Audio 49:30
Le président François Hollande en visite surprise dans l'entreprise Poma, un des leaders mondiaux du téléphérique, en Isère, le 12 mars 2015.
Le président François Hollande en visite surprise dans l'entreprise Poma, un des leaders mondiaux du téléphérique, en Isère, le 12 mars 2015. AFP/POOL/ALAIN JOCARD

En France, le gouvernement a beaucoup de mal à faire accepter une réforme du code du Travail initiée à l'origine pour complaire au monde de l'entreprise, et favoriser la création d'emplois. Dans son entourage, le président de la République François Hollande compte un nombre important de relais du patronat français. Qu'est-ce qui l'a amené à mener une politique favorable aux entreprises ? Qu'est-ce qui a permis au Premier ministre Manuel Valls de déclarer sa foi dans les entreprises, d'abord devant l'Université d'été du Medef à Jouy-en-Josas, le 28 août 2014 ; puis, à la City de Londres quelques semaines plus tard ?Cette déclaration, tous les chefs de gouvernement de la planète pourraient la reprendre à leur compte, à part peut-être les Cubains et les Nord-Coréens. Alors pourquoi ? Les gouvernements sont-ils les vrais décisionnaires en matière économique ? Jusqu'à quel point subissent-ils l'influence des milieux économiques ? Cette influence s'explique-t-elle par l'appartenance à une même élite ? Ou n'y a-t-il d'autre politique économique concevable de nos jours que celle qui sert les entreprises ? L'intérêt général se confond-il avec celui des entreprises ? Telles sont les questions posées par Jean-Pierre Boris à ses deux invités.

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- Ishac Diwan occupe la chaire d'excellence «Monde Arabe» à Paris Sciences et Lettres, un ensemble qui regroupe 25 centres universitaires parisiens. Il a enseigné à Harvard aux Etats-Unis, et continue à y faire des recherches sur ce qui l’intéresse essentiellement, à savoir les stratégies de croissance, l'économie politique du secteur privé, surtout en Afrique et au Proche-Orient. Ishac Diwan a aussi travaillé à la Banque Mondiale à Addis-Abbeba et à Accra au Ghana. Il a publié en 2015, aux Westview Press, la quatrième édition d'un livre intitulé «Economie politique du Moyen Orient», et plus récemment «les économies du Moyen-Orient à une époque de transition». 

- Jean-Joseph Boillot est conseiller au club du CEPII, l'un des principaux centres de recherche économique en France. Son livre le plus connu s'intitule «Chindiafrique, la Chine, l'Inde et l'Afrique feront le monde de demain». L'Inde à laquelle il consacre un chapitre dans la livraison annuelle de l'encyclopédie Cyclope sur les matières premières. 

Eléments sonores diffusés pendant l’émission

1 / En Egypte, Etats et Entreprises ont des relations très proches. François Hume Ferkatadji a rencontré Timothy Kaldas pour en parler.

Reportage François Hume-Ferkatadji

EDI EDA MILIEUX D'AFFAIRES

2 / La Banque centrale indienne est partie en guerre contre ce qui est appelé les prêts non performants - des prêts accordés, généralement par des banques publiques, à des sociétés qui ne peuvent ensuite pas, ou ne veulent pas les rembourser. En Inde, ces emprunts ont, ces dernières années, souvent été réalisés par complaisance en faveur d'entreprises proches du pouvoir. Un populisme qui coûte cher ; ces prêts toxiques s'élèvent maintenant à plus de 15 milliards d'euros. Dans l'Inde en pleine croissance économique, ce n'est pourtant qu'un des outils du gouvernement pour favoriser ces compagnies. Un reportage de Sébastien Farcis.

Reportage Sébastien Farcis

EDI EDA INDE AFFAIRES

***  Au cours de l’émission, Jean-Joseph Boillot a fait allusion à un texte du chercheur Jean-Pierre Olivier de Sardan, « Niger les quatre prisons du pouvoir ». On peut lire ce texte (Cliquer ) ⇒ ici

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