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Chronique des matières premières

L’éventualité du Brexit a déjà un impact sur les matières premières

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Dans le ring du London Metal Exchange.
Dans le ring du London Metal Exchange. ©AFP/LEON NEAL

Si le Royaume-Uni quitte l’Union européenne, il y aura des conséquences sur le commerce des matières premières et il y en a déjà sur les prix de l’or et du cacao.

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Avant même le vote des Britanniques jeudi, l’éventualité du Brexit a déjà un impact sur les matières premières. Si le Royaume-Uni quitte l’Union européenne, les traités commerciaux seront caducs, il faudra que le gouvernement de Londres renégocie seul tous les accords de libre-échange, non seulement avec le reste de l’Europe, mais avec les pays d’Amérique et d’Asie. Adieu les tarifs douaniers favorables, ce qui occasionnera bien sûr un surcoût pour les fournisseurs et les acheteurs de matières premières. Ces opérateurs s’interrogent sur l’avenir de leurs contrats.

Le Royaume-Uni ne serait plus automatiquement soumis à la réglementation européenne, comme la directive Reach sur les matières chimiques dangereuses, ou la directive européenne sur la pollution du transport maritime, et donc du pétrole, abondamment produit en mer du Nord. Autant d’incertitudes supplémentaires pour les opérateurs du commerce des produits de base.

Le rôle majeur de la City dans le trading et la fixation des prix des matières premières est aussi sur la sellette. En cas de Brexit, les directives européennes MIFID sur les produits financiers dérivés ne s’appliqueraient plus au Royaume-Uni, les entrepôts de métaux liés à la bourse de Londres ne seraient plus sous la même juridiction de part et d’autre de la Manche.

L’incertitude sur l’issue du vote fait déjà grimper la valeur refuge de l’or, l’once a dépassé les 1270 dollars : on se jette sur les lingots et les pièces en Grande-Bretagne ! La livre sterling est déjà délaissée pour d’autres monnaies, la monnaie britannique s’affaiblit, ce qui renchérit le prix de la tonne de cacao sur le Nyse Liffe de Londres, un des derniers contrats à terme exprimés en «pound» (il se rapproche des 1280 £/tonne).

Les cours de la fève brune n’ont jamais connu une volatilité aussi grande à Londres, le marché à terme préféré par les chocolatiers était jusqu’à présent moins agité que la bourse de New York davantage aux mains des fonds d’investissement. Mais à mesure qu’un éventuel Brexit se rapproche, le cours londonien du cacao connaît à son tour les montagnes russes.
 

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