Invité du matin

J.-P. Chevènement: «Les terroristes veulent nous diviser, ne leur faisons pas le cadeau de nos divisions»

Audio 08:36
Jean-Pierre Chevènement.
Jean-Pierre Chevènement. RFI

la Fondation Res Publica était ce mardi 19 juillet, l’Invité du matin de RFI. Alors que la cohésion nationale est mise à mal par le terrible attentat de Nice, il répond aux questions de Frédéric Rivière." > Jean-Pierre Chevènement, ancien ministre de la Défense et de l’Intérieur, président de la Fondation Res Publica était ce mardi 19 juillet, l’Invité du matin de RFI. Alors que la cohésion nationale est mise à mal par le terrible attentat de Nice, il répond aux questions de Frédéric Rivière.

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 « Les reproches qui sont fait à Manuel Valls sont tout à fait excessifs ! On ferait mieux de réfléchir à la réponse collective que nous devons apporter au terrorisme. »

« Nous sommes en présence d’un problème infiniment complexe qui met en jeu toutes les tensions de la société française et ne l’oublions pas, un monde musulman traversé de conflits de confusion »

« J’entendais Bruno Le Maire hier nous expliquer à la télévision que nous étions en guerre contre l’Islam politique. Je dis non, ce n’est pas exact ! Le mot islam politique est beaucoup trop général. Allons-nous rompre nos relations diplomatiques avec la Turquie? Avec l’Iran ou le Maroc? Il faut employer les mots justes. »

« Nous sommes en guerre contre le terrorisme jihadiste et naturellement ces gens-là veulent nous diviser alors ne leurs faisons pas le cadeau de nos divisions . Mettons un peu de hauteur dans notre réflexion et j’incite à voir cette guerre, qui est une guerre asymétrique contre un ennemi sans visage bien défini, comme un défi civilisationnel, comme un défi moral beaucoup plus que comme un défi policier ou militaire. »

« Faut-il aller jusqu’à mettre en cause des libertés fondamentales comme la liberté d’aller et de venir pour des gens qui n’ont commis aucun délit, ça mérite un peu de réflexion. Bien sûr il y a les sondages mais un homme politique agit selon sa conception et il prend bien la mesure des actes qu’il pose. Par exemple, si vous voulez emprisonner tous les gens qui sont fichés S, il y en a plusieurs milliers, qu’est-ce que vous allez en faire après? »

 

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