Invité du matin

Guillaume Larrivé: «Il y a une extrême urgence à protéger les français de la barbarie islamiste»

Audio 08:09
Guillaume Larrivé.
Guillaume Larrivé. RFI

Guillaume Larrivé, député de l’Yonne et porte-parole des Républicains, un des vice-présidents de la Commission d’enquête parlementaire sur les attentats de 2015, était ce mercredi 20 juillet, l’Invité du matin de RFI. Au lendemain de l’adoption par l’Assemblée nationale d’une prolongation de 6 mois de l’état d’urgence en France, il répond aux questions de Frédéric Rivière.

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Six jours après l'attentat de Nice, l'Assemblée nationale a donné son feu vert à la prolongation de l'état d'urgence pour six mois en France. Le parti Les Républicains de l'ex-président Nicolas Sarkozy était favorable à la prolongation de l'état d'urgence mais réclamait un arsenal encore plus répressif, avec en particulier des centres de rétention à titre préventif pour les personnes soupçonnées de radicalisation islamiste, ou des assignations à résidence avec un bracelet électronique.

« Manuel Valls a refusé cet amendement, je pense que c'est une faute, c'est une faute juridique, politique, pratique, nous avons besoin de ces dispositifs de rétention alors qu'il y a en France plus de 10.000 individus connus, répertoriés par les services de renseignement. »

« En réalité il y a beaucoup moins de problèmes de droit que ce que le gouvernement veut laisser dire.»

«L'Etat de droit ça n'est pas l'Etat de faiblesse. Dans le cadre de l'Etat de droit, sous le contrôle d'un certain nombre d'autorités juridictionnelles il n'y a rien d'anormal (...) à ce qu'il y ait des restrictions de liberté pour les ennemis de la liberté. »

« Après l’attentat de Nice, la réponse de l’Assemblée nationale ne pouvait pas être la levée de l’état d’urgence […] et nous nous sommes battus [Les Républicains] pour améliorer le contenu de l’état d’urgence pour qu’il comporte des mesures concrètes au service de la sécurité des français. […] C’était quelque chose d’invraisemblable d’avoir supprimé ces derniers mois les perquisitions administratives – la possibilité donnée au Prefet d’intervenir par perquisition pour trouver des armes ou des informations – ça a été rétablie.»

Guillaume Larrivé s'est néanmoins félicité de quelques "avancées":

« Nous avons fait beaucoup de propositions concrètes, un certain nombre ont été retenues, je pense à la fouille des bagages et des véhicules qui sera désormais autorisée (...) sans accord explicite du procureur » se réjouissant aussi du rétablissement des perquisitions administratives ou encore de l'autorisation de l'exploitation des données informatiques et des téléphones portables. AFP

 

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