Invité du matin

Geoffroy Didier (LR): « Il faut anonymiser les terroristes... »

Audio 08:30
Geoffroy Didier.
Geoffroy Didier. RFI

Geoffroy Didier, vice-président LR de la région Ile-de-France. Fondateur de la Droite Forte, candidat à la primaire de la droite, était ce mercredi l'invité du matin de RFI. Au lendemain de l’attentat dans une église de Saint-Etienne-du-Rouvray en Normandie il répond aux questions de Frédéric Rivière.

Publicité

« Il faut que chacun rendre des comptes, tous les acteurs publics et privés : les entreprises de réseaux sociaux, l’autorité judicaire, les medias aussi. Je fais une proposition qui consiste à anonymiser les terroristes pour les empêcher d'accéder à une gloire post-mortem susceptible de susciter des vocations et de créer un effet de mimétisme (...) ça veut dire que je souhaite que l'autorité judiciaire d'un côté (...) et les médias de l'autre s'engagent ensembles à ne plus dévoiler le nom et l'identité visuelle du terroriste, ce ne sont pas les stars. »

« D'ailleurs, beaucoup de ceux qui ont commis des attentats en France dans les derniers mois avaient annoncé à leur entourage qu'ils allez devenir célèbre rapidement. »

Geoffroy Didier parle de clause de conscience. Extrait vidéo sur le facebook de l'Invité du matin

« Ce n’est pas aux français de changer mais aux politiques et aux acteurs publics. Il faut d’abord écarter les fausses pistes : la déchéance de nationalité qui a faussée le débat public pendant de nombreux mois était une fausse piste (..) et le bracelet électronique n’a jamais empêché de commettre un attentat. Il faut passer aux actes. »

« Depuis 1990, il y a une baisse constante et systématique des effectifs de l’Armée. Est-ce encore possible au regard du nouveau contexte qui est celui de menaces qui se pérennisent et qui se diversifient ? »

« Aujourd’hui les sans-papiers sont placés dans des centres de rétentions administratives . Pourquoi ce qui est acceptable pour les sans-papiers ne le serait pas pour les apprentis terroristes qui menacent la civilisation française? Ce sont ces questions là qu’il faut se poser »

Il appelle également à la responsabilisation des fournisseurs d'accès à Internet et des plateformes  :

« En laissant en ligne pendant de nombreuses heures voir de nombreux jours des vidéos de décapitation, les réseaux sociaux et les plateformes de mise en ligne de vidéos deviennent complices de l’apologie du terrorisme. Je souhaite que cette complicité leurs soit concrètement appliquée par l’autorité judiciaire tant qu’elles n’auront pas décidé d’investir dans des logiciels qui permettent d’éliminer systématiquement et le plus rapidement possible des vidéos d’incitation à la haine. »

« J’estime aujourd’hui que politiquement la fatalité n’est pas un projet de société et qu’économiquement, s’agissant de ces réseaux sociaux et de ces entreprises privées qui aujourd’hui sont presque aussi puissantes que des Etats, la passivité devient coupable. »
 

 

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail