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Le coq chante

Le Cadre intégré renforcé (CIR) au Mali (rediffusion)

Audio 26:30
Fanta Guindo, chercheur au laboratoire de technologie alimentaire de l’Institut d’économie rurale du Mali.
Fanta Guindo, chercheur au laboratoire de technologie alimentaire de l’Institut d’économie rurale du Mali. RFI/Sayouba Traoré
Par : Sayouba Traoré
31 mn

Le Cadre intégré renforcé, ou CIR, a été établi en 1997 à l'OMC, et a été révisé en 2005. Ses missions consistent à lutter contre la pauvreté dans le milieu rural. Selon le langage des spécialistes, le CIR est un programme multi-donateurs qui fournit actuellement une aide à 51 pays, figurant parmi les plus pauvres du monde, dont 25 en Afrique.Au Mali, l'Unité nationale de mise en œuvre du CIR a été établie en 2005, avec un siège dans le quartier Niaréla de la ville de Bamako.(Rediffusion du 5 mars 2016).

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Dans ce pays, il s’agit principalement d’aider la chaîne de production des mangues, ainsi que les secteurs de la commercialisation et de l'exportation. Un second volet concernant la gomme arabique a été approuvé par le Conseil du CIR en février 2012. Il vise à accroître la production, à améliorer la qualité, et à promouvoir la chaîne de valeur de la gomme arabique, au moyen de partenariats publics privés qui contribueront à augmenter les revenus des producteurs, des cueilleurs et des exportateurs de ce produit. Le dispositif national de transformation concerne d’autres secteurs d’activité comme les fruits et légumes, et le beurre de karité.

Au Mali, plusieurs acteurs participent activement à la commercialisation de la mangue, et des institutions participent également à la promotion de la qualité des exportations de mangue. Et l’encadrement du Cadre intégré renforcé concerne tous les maillons de la filière mangue.

Un produit emblématique au Mali, le beurre de karité. La superficie totale de la zone à karité au Mali est de 229.125 km², sur toute la bande sahélienne. Le peuplement de karité compte 74 millions de pieds. 7.500 localités villageoises, soit 3 millions de femmes maliennes sont directement impliquées dans la collecte des noix, et la transformation en beurre et produits dérivés. En réalité, il y a 135.000 tonnes de potentialité en beurre, dont 97.000 réellement exploitées, et seulement 3.000 tonnes sont exportées.

Un autre produit pour lequel le Mali a de réels atouts, la gomme arabique. En effet, le Mali a, sur son sol, d’importants peuplements repartis en deux zones. Mais, la filière connaît des contraintes importantes liées notamment aux coupes abusives de l’acacia, aux besoins en eau pour l’entretien des pépinières et des plantations, du problème de gestion de la qualité, dans les unités de transformation, et celui du foncier.

En images

Invités :

- Polèle Raby Hagne, chargée de production pour la Coopérative des transformatrices des fruits de Yanfolila
- Drissa Traoré, planteur dans le village de Mandéla, président du Réseau des producteurs de plants certifiés de manguiers de Sikasso
- Mamadou Diakité, pisteur, membre de la Coopérative des fournisseurs de Koulikoro
- Badiè Mariko, directeur général de la Société Sofa Agro-business
- Oumar Balla Sissoko, président des producteurs de gomme arabique de la région de Kayes
- Fanta Guindo, chercheur au Laboratoire de Technologie alimentaire de l’Institut d’économie rurale du Mali.

Production : Sayouba Traoré
Réalisation : Ewa Moszynski
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