Reportage international

Egypte: des centaines de personnes restent en détention provisoire

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Le photographe égyptien Mahmoud Abdel Shakour, surnommé «Shawkan», durant son procès au Caire le 9 août 2016.
Le photographe égyptien Mahmoud Abdel Shakour, surnommé «Shawkan», durant son procès au Caire le 9 août 2016. AFP/KHALED DESOUKI

En Egypte, plusieurs ONG accusent le gouvernement et la justice égyptienne d'utiliser la détention provisoire comme un moyen de punition politique. Un cas célèbre, celui du photojournaliste Shawkan. Avec 343 autres personnes, il encoure la peine de mort pour avoir manifesté le 14 août 2013 contre la dispersion ultra-violente d’un sit-in pro-Morsi par la police égyptienne. En tant que photographe, il souhaitait documenter ce moment de tension pendant lequel les forces de l'ordre ont tué plus de 1 000 personnes en moins de 24 heures. Il est aujourd'hui en détention provisoire depuis plus de trois ans, une violation du droit international mais également du droit égyptien. En Egypte, plusieurs centaines de personnes se trouvent en détention provisoire depuis plus de deux ans. L'ONG égyptienne Egyptian Initiative for Personal Rights (EIPR) estime que la détention provisoire a remplacé la détention administrative utilisée pendant les 30 ans d'état d’urgence sous Hosni Moubarak.Reportage de François Hume-Ferkatadji au Caire.