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Espagne: Mariano Rajoy de nouveau en quête d’investiture devant le Parlement

Audio 02:08
le Premier ministre, conservateur, sortant  Mariano Rajoy va tenter, ce mardi 30 août, d'obtenir l’investiture du Parlement.
le Premier ministre, conservateur, sortant Mariano Rajoy va tenter, ce mardi 30 août, d'obtenir l’investiture du Parlement. REUTERS/Juan Medina
5 mn

Des législatives pour la troisième fois en un an ? Ce scénario catastrophe est de plus en plus vraisemblable en Espagne. Ce mardi après-midi, le Premier ministre sortant Mariano Rajoy va tenter d'obtenir l’investiture du Parlement, mais les chances de sa coalition avec Ciudadanos sont minces et les Espagnols pourraient être de nouveau convoqués aux urnes en décembre.

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Les législatives de décembre 2015 n’ont pas permis de dégager une majorité, rappelle notre correspondant à Madrid, François Musseau. Les législatives de juin dernier non plus. Un mois et demi plus tard, enfin, un déblocage semblait possible avec l'accord négocié il y a deux jours entre les conservateurs du PP, qui gouvernent le pays depuis 2011, et les centristes libéraux de Ciudadanos.

Le texte comprend 150 mesures, qui vont du domaine fiscal au social avec notamment des aides pour les salaires les plus bas et un programme contre la pauvreté infantile. Mais, même si cet accord fait avancer les choses, il n’est pas suffisant pour obtenir la majorité absolue et donc, l’investiture : il permet de cumuler 170 sièges (les 137 voix du Parti populaire, les 32 de Ciudadanos et une voix d'un petit parti régional) au Parlement mais il manque encore six sièges pour obtenir une majorité absolue. 

Le PSOE, le parti socialiste, fait blocage

Le PSOE, parti historique qui a gouverné l’Espagne pendant une bonne vingtaine d’année, est en pleine déconfiture électorale mais ne veut pas rejeter l'Espagne dans les bras de la droite. Le soutien ou l’abstention du leader socialiste Pedro Sanchez, dont le parti a 85 députés, suffirait pour permettre l’intronisation du conservateur Mariano Rajoy. Rappelons que l'Espagne est sans gouvernement véritable depuis neuf mois.

Mais, Pedro Sanchez vient de le redire : pas question de favoriser le retour au pouvoir de la droite, une « droite, dit-il, organiquement liée au néolibéralisme et à la corruption ». Donc, à priori, tout laisse à penser que l'investiture d'un nouveau gouvernement Rajoy va échouer.

Concrètement, cela entraînerait de nouvelles législatives en décembre prochain avec de fâcheuses conséquences. Par exemple le nouveau budget annuel devrait être voté d'ici la mi-septembre mais sans nouveau gouvernement constitué, c'est mission impossible. La Commission européenne devrait infliger une amende de 6 milliards d'euros à l'Espagne. Un coup dur alors que le pays connaît une croissance supérieure à celle de ses partenaires d’Europe, mais alors que le déficit s’aggrave et nécessite, c’est Bruxelles qui le dit, environ 10 milliards d’euros de coupes publiques. Mais sans véritable gouvernement, le pilotage est impossible.

Il faudra attendre la fin de la semaine pour savoir si l’investiture échoue réellement. et Dans ce cas, l’incertitude grandira encore.

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