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Bonjour l'Europe

En Grèce, la rentrée des élèves réfugiés s'organise

Audio 02:33
Des réfugiés de l'île de Lesbos s'apprêtent à monter à bord d'un ferry qui doit les emmener jusqu'à Kavala, dans le nord de la Grèce, dans l'un des centres d'accueil temporaire.
Des réfugiés de l'île de Lesbos s'apprêtent à monter à bord d'un ferry qui doit les emmener jusqu'à Kavala, dans le nord de la Grèce, dans l'un des centres d'accueil temporaire. REUTERS/Alkis Konstantinidis

Alors que la rentrée approche en Grèce, le gouvernement a commencé à dévoiler sa stratégie pour la scolarisation des enfants réfugiés. Quelques 15 000 à 18 000 jeunes réfugiés seraient concernés par cette rentrée.

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de notre correspondante à Athènes,

Le ministère de l'Education vise une rentrée des enfants réfugiés fin septembre avec des classes préparatoires. Seuls les enfants qui sont logés dans des appartements iront en classe avec des Grecs, mais c'est une minorité car la grande majorité des réfugiés vivent dans des camps.

Pour les enfants vivant dans les camps, les plus jeunes se verront dispenser des cours de grec, donnés à l'intérieur même de ces camps. À partir de sept ans, ils iront dans des écoles normales mais l'après-midi, quand les Grecs ont fini leurs leçons. Là, les enfants recevront un enseignement spécialisé de grec, d'anglais, mais aussi de mathématiques ou encore d'informatique. L'idée est qu'ils puissent intégrer progressivement le système scolaire grec.

 

Selon le ministre de l'Education, Nikos Filis, c'est là un choix pédagogique. Certains enfants qui viennent de pays en guerre ne parlent pas la langue grecque et surtout, ils n'ont pas toujours eu la possibilité d'aller à l'école en continu ces dernières années, à cause de la situation dans leur pays, mais aussi à cause du voyage qui les a mené en Europe.

Une population mouvante

Ces enfants doivent donc retrouver un rythme de vie normal, un rythme de vie d'enfant. Une autre source du ministère explique qu'il s'agit de garder un équilibre dans les classes grecques. Les enfants réfugiés sont nombreux dans les camps. Il est difficile pour les enseignants des écoles voisines d'absorber autant d'élèves qui ne maitrisent pas la langue. On parle de 15 000 à 18 000 jeunes réfugiés concernés par cette rentrée, un chiffre est difficile à préciser mais un aussi un ordre de grandeur.

Dans les prochains mois, certaines familles auront sans doute quitté la Grèce pour d'autres pays européens grâce au programme des relocalisations ou encore au regroupement familial. D'autres migrants tentent aussi de passer illégalement au nord de l'Europe. Tout cela complique la tâche du gouvernement grec.

Un budget conséquent pour la scolarisation

Le ministre de l'Education grec parle de 7 millions d'euros pour les enseignants. Leurs salaires seront financés grâce à un programme de l'Union européenne. Et une enveloppe de 9,5 millions d'euros pour les infrastructures et le transport des réfugiés. L'OIM, organisation internationale, met la main à la poche et apporte 2,8 millions d'euros mais le ministère de l'Education explique qu'il négocie actuellement avec l'OIM pour obtenir une participation plus importante. Les organisations non gouvernementales ont également été sollicitées pour compléter les enseignements proposés grâce à des activités dans les camps.

Quid de la reconnaissance des diplômes ?

Concernant les étudiants, également nombreux parmi les migrants, la question de la reconnaissance des diplômes est au cœur du problème. Au centre national de reconnaissance des diplômes et d'information, le DOATAP, on est conscient de ces difficultés, même si on indique que jusqu'ici il n'y a quasiment eu aucune demande de validation de diplôme. Première étape, ce centre compte se faire connaître auprès des réfugiés pour qu'ils sachent qu'il existe une possibilité d'étudier en Grèce.

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