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Revue de presse française

A la Une : une femme qui met les gaz

Audio 06:15
AFP

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Isabelle Kocher, la patronne du groupe Engie, anciennement connue sous le nom de GDF-Suez (GDF, comme gaz de France). Isabelle Kocher « seule dans son genre » à la Une du supplément du week-end du journal Les Echos. Elle est la première et l’unique femme à diriger une entreprise du CAC40, la place boursière de Paris.
Elle tient la barre, Isabelle Kocher, dans la tempête : le groupe a perdu 40% de sa valeur boursière en deux ans pour des raisons macroéconomiques, mais cela ne l’empêche pas de mener son projet de transformation de l’entreprise.

« C’est bien elle la patronne », disentLes Echos. Les compliments fusent, même des syndicats, pour cette brillante normalienne, agrégée de physique et ingénieure du prestigieux corps des Mines : esprit de synthèse, d’analyse, personnalité équilibrée, solide, simple et directe, moderne… Et en plus mère de famille nombreuse, pianiste émérite et ancienne nageuse de compétition. Une excellente manageuse donc.
Le « règne des manageurs » est justement mis en cause dans le supplément Idées du journal Le Monde. « Pour produire mieux, plus, et moins cher, les entreprises font appel à des techniques de plus en plus pointues. Mais sont-elles toujours synonymes d’efficacité ? », se demandeLe Monde.

« La réforme permanente de l’organisation du travail est inutile et coûteuse », nous dit un économiste, « mais elle est devenue une fin en soi pour les dirigeants ». « Les entreprises meurent de trop de gestion, renchérit un autre, d’indigestion. Alors que la base de l’autonomie, c’est l’autonomie de la base. »

Conclusion : « Ce qui rend les gens heureux et engagés au travail, c’est d’appartenir à une intelligence collective, leur capacité à être ensemble. » C’est cela qui fait vraiment augmenter la productivité de l’entreprise, et la qualité du travail. 

L’homme ne serait pas nécessairement égoïste

Cette question dans l’hebdomadaire Le Point : « Et si l’altruisme était inné ? » « Découvertes : nous ne naissons pas égoïstes. » Il a fallu en tout cas des études poussées en neurosciences pour convaincre Le Point. On suit les chemins de l’empathie et de la compassion dans le système nerveux et le cerveau. Des émotions qui, une fois entrainées, par exemple par la méditation, peuvent stimuler l’altruisme et la coopération.

Deux attitudes qui ne semblent pas être des plus naturelles dans la famille de l’écologie politique. Pas si l’on en croit Le Point, en tout cas, qui s’intéresse aux mœurs et coutumes de cette grande famille décomposée : « La princesse, la chouette, et les crocodiles », c’est le titre. Des surnoms au sein du parti de Cécile Duflot, Nicolas Hulot, Daniel Cohn-Bendit et José Bové. On y suit des histoires de tandems, de couples, de fâcheries, de rencontres, un peu d’amour libre, des beaux succès électoraux et de sérieuses gamelles. C’est grinçant, un peu moralisateur et condescendant. Ça ressemble à une télénovela : c’est de la politique française.

Sarkozy/Juppé, déjà au duel

La politique française est à la Une de nombreux hebdomadaires.Outre la compagne de François Hollande, Julie Gayet, qui pousse un appel au féminisme en Une du supplément du Parisien-Aujourd’hui en France, l’heure est surtout au combat de la droite.

« 35 heures, ISF, retraites, fonctionnaires… Ce que les Français sont prêts à accepter », en tout cas selon Challenges, qui demande « jusqu’où ira la droite ». Passage en revue complet des stratégies des quatre principaux candidats à la primaire : Juppé « l’équilibriste », Sarkozy « le bateleur », Le Maire « l’outsider » et Fillon « le bon élève ». Sans surprise, selon Challenges, Nicolas Sarkozy séduit le corps des militants Les Républicains, alors qu’Alain Juppé est le plus populaire dans l’ensemble de l’électorat.

Les deux hommes se partagent vraiment la scène. Nicolas Sarkozy fait la Une de Marianne. Comme à chaque fois, c’est assez brutal : il y est dessiné devant le palais de l’Elysée en costume de bagnard avec un boulet attaché à la jambe, mais toujours une grosse montre en or bien visible. « L’Elysée ou les galères » titre, l’hebdomadaire, « Comment il veut échapper à la justice. Bygmalion, ce qui l’accable. »

Nicolas Sarkozy est aussi en Une du Journal du Dimanche : « Mon plan contre le terrorisme ». L’occasion de marteler un peu plus ses propositions : enfermement des personnes fichées S, expulsion de tout étranger suspecté de lien avec le jihadisme, création d’une cour de justice spéciale et d’un parquet antiterroriste, modification de la Convention européenne des droits de l’homme, « notre riposte doit changer de dimension », tambourine  l’ancien président, sans oublier de faire le lien immigration-terrorisme, et de tacler son successeur, « François Hollande restera comme le président du renoncement national », dit Nicolas Sarkozy.

Alain Juppé, lui, joue toujours la sérénité, la force tranquille si l’on peut dire, et le Figaro Magazine livre des extraits de son nouveau livre : « Famille, caractère, patrie : (vous observerez le triptyque choisi par le magazine) Juppé dit presque tout ». Une manière de casser son image d’homme austère. Ce livre, c’est son « ode à la confiance retrouvée, à l’identité heureuse, homme passionnément raisonnable, et aujourd’hui bien dans ses bottes ».

Juppé et Sarkozy, en portraits croisés d’hommes en campagne auprès du monde agricole dans L’Obs : le premier un peu raide et distant, on ne le change pas comme ça ; le second dans la petite phrase, tape sur Bruxelles, les abattoirs allemands et leurs travailleurs d’Europe de l’Est.

L’usine qui plairait beaucoup à Président-fondateur 

Le dictateur tropical fictif de notre humoriste Mamane aime bien tripatouiller sa Constitution, se faire réélire avec des scores soviétiques et bastonner son peuple si besoin. On sait désormais où il se fournit en bâtons cloutés, pistolets électriques, grenades lacrymogènes ou encore couteau de police,Le Point nous fait visiter « Le magasin préféré des dictateurs ».

C’est en Chine, à une heure de train de Shanghai. « Quand le monde va mal, c’est bon pour nos affaires », dit sans fausse pudeur le président de la compagnie. Clients préférés : les pays africains, l’Iran, la Corée du nord, mais aussi les États-Unis. « Je ne vous conseille pas ce produit », dit encore le patron au journaliste regardant le pistolet électrique, « il viole les règles sur les droits de l’homme. Ça, c’est pour le marché intérieur. En Chine, nous n’avons pas toutes ses restrictions ».

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