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Revue de presse française

A la Une: c’est parti pour les primaires à droite

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AFP

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Du moins officiellement, car dans les faits, la campagne a déjà commencé depuis bien longtemps… Toujours est-il, souligne Le Figaro, que « le 20 novembre, les électeurs de la primaire de la droite devront départager sept candidats à l’investiture pour la présidentielle. La haute autorité en charge de l’organisation et du contrôle du scrutin a publié hier la liste des prétendants ayant rempli les critères de qualification et présenté suffisamment de parrainages. Sont qualifiés : Nicolas Sarkozy, François Fillon, Nathalie Kosciusko-Morizet, Alain Juppé, Jean-François Copé, Bruno Le Maire et Jean-Frédéric Poisson. »

En fait, commente Le Figaro, cette « bataille pour le leadership a été lancée dès 2012. Dès le lendemain de la défaite de Nicolas Sarkozy. » Et finalement, « comme aucune personnalité ne s’est imposée d’elle-même, comme aucun candidat naturel ou évident ne s’est dégagé, il revient aux électeurs eux-mêmes d’opérer la sélection. Il est ainsi significatif, note le quotidien d’opposition, qu’au fil des mois, la procédure, au départ contestée ou rencontrant le scepticisme y compris de ses défenseurs, se soit progressivement installée comme une obligation dont personne n’a pu s’extraire. Avec Jean-Frédéric Poisson, du Parti chrétien-démocrate, qui a tout à gagner en termes de notoriété à participer à cette compétition, les six candidats LR dans la course entrent maintenant dans la phase finale. La question est de savoir, pointe encore Le Figaro, si le lancement de la campagne officielle remet les compteurs à zéro. Mais l’enjeu est le même : qui sera le leader de la droite de demain ? »

Le vainqueur de la primaire remportera-t-il la présidentielle ?

« C’est parti !, s’exclame Le Midi Libre. Les sept candidats en lice à droite peuvent désormais s’en donner à cœur joie pour décrocher leur ticket présidentiel. Deux mois de lutte implacable durant lesquels ils vont lâcher les coups, se défouler dans des surenchères verbales, écraser leurs adversaires pour remporter cette élection à n’importe quel prix. Ça va saigner ! »

En effet, renchérit Le Journal de la Haute-Marne, « on l’a vu avec la primaire socialiste de 2011 : les combats fratricides sont sanglants. Ceux de la droite et du centre le seront forcément, et cela d’autant plus qu’il n’y a pas de désaccords fondamentaux sur les dossiers économiques et sociaux. »

« Nous allons voir que la droite peut se déchirer autant que la gauche, pronostique également La République des Pyrénées, le summum étant attendu pour le premier débat télévisé sur TF1 le 13 octobre. Tout indique que Nicolas Sarkozy arrivera ce soir-là en position de favori. Ces dernières semaines, il a fait une incroyable remontée dans les sondages. […] Ce qui se profile, croit savoir le quotidien béarnais, c’est une victoire de Sarkozy qui a compris qu’il fallait durcir son discours. […] L’enjeu de cette primaire à droite est clair : dans les faits, bien au-delà de son camp, c’est elle qui va désigner le prochain président de la République. 2017 se joue en novembre prochain. »

Certes, approuve L’Est Républicain, « les chances de François Hollande semblant infimes, le parti de Marine Le Pen bloquant contre son plafond de verre, finir en tête de la primaire à droite reviendra à aborder la ligne droite de 2017 avec une longueur d’avance quasi décisive. La lutte n’en devrait être que plus féroce… »

En effet, enchaine Sud-Ouest, « les deux mois de débats ne peuvent être circonscrits à un seul camp, celui de la droite. Ils rassembleront curieusement ce qui, au moment du vote d’avril et de mai prochains, guidera le choix final. Le report des voix de cette première élection intermédiaire sera déterminant, qui en fera le vrai intérêt et le grand paradoxe. Car de cette curieuse alchimie émergera le visage d’un vainqueur qui aura tous les traits d’un président de la République avant même une autre élection, programmée six mois plus tard. »

Clarification idéologique

Et puis, au-delà des calculs électoraux, sur le plan idéologique, « ce sera l’heure de vérité », pointe Le Monde.

Pour le quotidien du soir, cette primaire « sera l’occasion pour le principal parti d’opposition d’opérer une clarification idéologique, en répondant à une question-clé : doit-il porter une ligne droitière pour contrecarrer la dynamique du Front national ou plutôt centriste pour rassembler un maximum d’électeurs ? Ce débat essentiel, jamais tranché depuis la défaite de 2012, se pose avec acuité pour les scrutins des 20 et 27 novembre. Il met en lumière, précise Le Monde, de profondes fractures idéologiques entre les partisans d’un discours décomplexé, qui assument la reprise de thématiques traditionnelles du FN (immigration, sécurité, islam), et les tenants d’une ligne plus modérée, qui ne renoncent pas à l’objectif initial de l’UMP d’être le grand parti de la droite et du centre. Ce clivage s’incarne dans le duel entre les deux favoris : Nicolas Sarkozy et Alain Juppé. Leurs divergences de vue paraissent irréconciliables sur de nombreux sujets, et il est probable que l’identité du vainqueur de la primaire entérinera cette bataille doctrinale. »

Le Gabon dans l’attente

Dans Libération, ce témoignage saisissant d’un franco-gabonais, présent à Libreville, lors des violences dans la nuit du 31 août au 1er septembre, juste après les résultats de la présidentielle… Martin, c’est un prénom d’emprunt, se trouvait au QG de Jean Ping, le leader de l’opposition gabonaise. Personne ne s’attendait à l’assaut des forces de l’ordre cette nuit-là. Martin raconte le simulacre d’exécution dont il a été victime : « le métal froid contre son oreille. Lorsqu’il a entendu une sorte de déclic, il a fermé les yeux. Mais l’homme a levé son arme, avant de partir en courant : on venait de découvrir les leaders de l’opposition eux aussi cachés dans l’immeuble. Une prise plus importante pour les hommes cagoulés, un répit inespéré pour Martin dont le calvaire va pourtant continuer plusieurs jours. »

Commentaire de Libération : « le récit de Martin peut bien sûr être contesté. Mais il semble confirmé par bien d’autres témoignages, alors que de nombreuses familles cherchent encore leurs proches disparus. »

Et Libération de conclure : « désormais, chacun redoute de nouvelles violences au lendemain du verdict de la Cour constitutionnelle, attendu au plus tard demain vendredi. Martin et un autre Franco-Gabonais ont porté plainte ce mercredi en France, après ces violences post-électorales. »

La Seine musicale

Enfin, un nouveau temple de la musique à Paris… Un grand vaisseau de verre et d’acier, encore en chantier mais qui devrait ouvrir ses portes l’année prochaine. Son nom a été dévoilé hier : la Seine Musicale, Seine, S.E.I.N.E et pour cause, le bâtiment a été construit sur l’Ile Seguin à Boulogne, qui abritait autrefois les usines Renault.

« L’auditorium, qui accueillera les musiques classique et acoustique, est complété par une grande salle polyvalente de 4 000 places assises et 6 000 debout », complète La Croix.

Au programme, d’après Le Figaro, dès juin prochain, un opéra contemporain et à l’automne, un grand classique de la comédie musicale, West Side Story. 

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