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Revue de presse française

A la Une: le duel Clinton-Trump

Audio 06:01
AFP

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Ils sont à la Une de quasiment tous les quotidiens ce matin. Les deux candidats à l’élection présidentielle américaine : Hillary Clinton et Donald Trump s’affrontent la nuit prochaine lors d’un premier face à face télévisé très attendu.

« Face à face », s’exclame d’ailleurs sobrement Le Figaro.
« Le duel qui enflamme l’Amérique », lancent Les Echos.
« Trump-Clinton : rien n’est joué », constate La Croix.
« Donald la menace », prévient L’Opinion.
« Débattez-vous ! », assène Libération.

En effet, il devrait y avoir du sport… « “Les deux candidats sont extraordinairement contestés, rappelle Robert Thompson, le directeur du Centre Bleier pour la télévision et la culture populaire, cité par Libération. Trump et sa personnalité très imprévisible sont attendus au tournant : il peut apporter de la surprise dans ce moment de politique et de télévision dont l’organisation laisse peu de place aux imprévus.” Le milliardaire a fait monter la sauce en laissant entendre qu’il n’avait pas besoin de se préparer, rappelle Libération. “Trump est confiant pour ce premier débat, mais il sous-estime les talents de débatteuse d’Hillary Clinton, remarque Vincent Michelot, professeur d’histoire politique des Etats-Unis à Sciences-Po Lyon, toujours cité par Libération. Il va devoir détailler précisément ses propositions, et cela risque d’être compliqué pour lui”. »

Commentaire du journal : « ce face-à-face marquera le climat d’une campagne hors norme dont les coups de théâtre nous tiennent en haleine depuis des mois. Il s’agit de booster Clinton dont tous les soutiens craignent qu’elle peine à tenir tête à un Trump capable de mentir comme un arracheur de dents et de livrer une de ces grandes scènes de tragi-comédie qui ont fait son succès. Les soutiens dont bénéficie Clinton depuis quelques jours – principaux quotidiens nationaux, comédien(ne)s en vue… – sont toutefois à double tranchant, pointe Libération. Nombre de partisans de Trump veulent justement en finir avec ce qu’ils considèrent comme une élite, une aristocratie qui les écrase de sa superbe. »

L’eau et le feu…

« L’enjeu du choc est immense, renchérit Le Figaro. La confortable avance d’Hillary Clinton dans les sondages a fondu. Et le pourcentage d’électeurs indécis frôlerait les 20 %. Surtout, les deux candidats sont des mal-aimés qui ont un intérêt vital à corriger leur image. […] Hillary Clinton s’est entraînée face à de faux Trump… “sans être sûre de cerner le vrai”. Pour cela, elle a fait appel à des psychologues. Pas le job le plus facile d’Amérique, tant le milliardaire glisse entre les doigts des analystes. À celle qu’il soutient massivement, Barack Obama a donné ce conseil : “Sois-toi-même”. Clinton devra pourtant, estime encore Le Figaro, corriger son image de politicienne hautaine, dissimulatrice, sans charisme. Et rassurer sur sa forme. C’est elle qui a le plus de pression. »

« Rarement, pour ne pas dire jamais, remarquent Les Dernières Nouvelles d’Alsace, le traditionnel débat télévisé entre les principaux candidats à l’élection américaine n’aura opposé deux profils aussi radicalement différents. Il faut peut-être remonter jusqu’à l’affrontement entre Kennedy et Nixon en 1960 pour trouver trace d’une telle antonymie, et encore… »

En effet, insiste La Croix, ce sera « l’eau et le feu. […] Ce duel est présenté comme décisif, à six semaines du vote du 8 novembre. »

La Croix qui ne cache pas sa préférence : « entre une candidate s’inscrivant dans le sillage de Barack Obama et un autre promettant une plongée dans l’inconnu, le choix est, a priori, vite fait. »

D’autant, estime L’Opinion, que Trump représente une « menace » pour l’économie américaine : « au-delà du choc qui s’annonce spectaculaire entre deux personnalités que tout oppose, il devrait être question de programmes, lors du débat la nuit prochaine. Longtemps pris à la légère par les marchés, qui ne croyaient pas jusque-là à sa victoire, celui de Donald Trump s’annonce très radical. De quoi inquiéter, alors que l’écart entre les deux rivaux s’est réduit dans les sondages ces dernières semaines. »

En effet, précise L’Opinion, « les engagements du candidat républicain d’imposer notamment des taxes de 45 % et 35 % aux produits en provenance de Chine et du Mexique pourraient déclencher une guerre tarifaire. » Avec des répercussions importantes en termes d’emploi et de production intérieure… et la perspective d’une récession dès 2019.

Reconnaissance pour les Harkis

A la Une également, la reconnaissance par l’Etat français de sa responsabilité dans le drame des Harkis, ces algériens qui s’étaient battus aux côtés de l’armée française et qui avaient été abandonnés par la France…

« C’était une promesse de François Hollande en 2012. À l’orée de la campagne de 2017, François Hollande l’a honorée, souligne Le Figaro. Hier dans la cour d’honneur des Invalides, le chef de l’Etat a officiellement reconnu, “au nom de la République”, la responsabilité des gouvernements français “dans l’abandon des harkis, des massacres de ceux restés en Algérie et des conditions d’accueil inhumaines des familles transférées dans des camps en France”. Par son caractère solennel, cette reconnaissance était une première. Elle a été formulée à l’occasion de la Journée nationale d’hommage aux harkis, instituée par l’ancien président Jacques Chirac. »

« Jamais trop tard pour bien faire, diront les plus meurtris, pointe La Nouvelle République du Centre Ouest. Utile dans le débat sur l’identité nationale, souligneront les plus engagés dans le débat politique. Urgent peut-être pour que la troisième génération, celle des petits-enfants, s’affranchisse de l’humiliation des aînés, mais puisse vivre pleinement les droits et des devoirs de tous les Français dans la République. »

Et puis en cette période de pré-campagne, l’appel du pied en direction d’un certain électorat est évident pour La Montagne. En effet, souligne le journal, « les harkis sont particulièrement sollicités par la droite. Derrière eux, il faut voir les 3 millions de Pieds-noirs rapatriés et surtout leurs descendants, autant de bataillons d’électeurs du sud très sensibles aux appels du pied de la droite et de l’extrême droite. Que François Hollande ne veuille pas laisser ce terrain à ses seuls adversaires est probable. »

Le Gabon aux oubliettes…

Enfin ce coup de gueule dans Libération après la confirmation par la Cour constitutionnelle de la victoire d’Ali Bongo à la présidentielle… « Le Gabon à son tour victime de la lâcheté internationale », s’exclame Libération. « Après avoir épuisé les “voies légales”, il est à craindre que la communauté internationale soit pressée d’en finir avec le casse-tête gabonais, relève le journal. Ainsi l’Union Européenne, ouvertement bafouée puisque ses observateurs n’ont pu assister aux “travaux” de la Cour, exprime des “doutes”. Mais désormais, elle s’intéresse surtout “aux solutions pacifiques”… en “vue des prochaines élections”. Et que penser, s’exclame encore Libération, de l’ambassade des Etats-Unis sur place, qui a si vite reconnu le verdict de cette Cour présidée depuis 1998 par une ancienne maîtresse du père d’Ali Bongo ? Ou encore de l’Union africaine qui invite “au respect de la décision souveraine de la Cour constitutionnelle” par la voix de son président en exercice, Idriss Deby, qui règne sans partage sur le Tchad depuis 1990 ? »

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