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Revue de presse Afrique

A la Une : Joseph Kabila chez le pape François

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© AFP/Pius Utomi Ekpei

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« Le Vatican n’est aucunement indifférent à la situation que traverse la République démocratique du Congo, souligne Le Potentiel à Kinshasa. Hier lundi, le chef de l’Etat Joseph Kabila a été reçu par le pape François au palais apostolique du Vatican. Au centre de leurs échanges, plusieurs questions d’intérêts majeurs. " Une attention particulière a été prêtée aux sérieux défis posés par la situation politique actuelle et les récents affrontements qui se sont produits dans la capitale ", rapporte un communiqué du Vatican. »

Point important, souligne Le Potentiel, le Saint-Siège s’est joint au Conseil de sécurité des Nations unies, à l’Union africaine, à l’Union européenne et à l’Organisation internationale de la Francophonie pour recommander un vrai dialogue inclusif. Autant de pressions qui « montrent, estime le quotidien kinois, que tout le monde reconnaît l’échec du Dialogue piloté par l’ancien ministre togolais, le facilitateur désigné par l’Union africaine, Edem Kodjo. Qui, s’il veut sortir la tête haute de ces assises, est appelé à rendre le tablier. S’entêter, comme il semble le faire, le rend ridicule. »

Pour le site d’information congolais 7 sur 7, le pape François est allé bien au-delà de cette question. « Il y a eu un message, affirme 7 sur 7. Un message clair. (…) Il faut libérer les prisonniers politiques, il faut cesser les poursuites contre Katumbi, il faut un dialogue inclusif avec Tshisekedi pour des élections apaisées. »

Et 7 sur 7 de s’interroger : « Va-t-on assister à un autre Kabila au retour ? Un président très conciliant, prêt à pardonner, même à ses opposants les plus farouches, prêt à lâcher le pouvoir pour décrisper la tension actuelle ? Difficile de le dire, pointe 7 sur 7, la carte du Vatican peut sauver le régime si Kabila suit et met en pratique les conseils du pape, mais il peut aussi tout bousiller, tout perdre, saper tous ces acquis, s’il foule aux pieds tout ce que le pape François lui a dit. A lui de faire le choix. A lui de trancher s’il doit suivre le bon chemin indiqué par le pape ou demeurer dans le jusqu’au-boutisme tel que le montrent certains de ses collaborateurs. »

Sortie honorable ?

« Vingt minutes, s’exclame le site d’information Guinée Conakry Infos. Vingt sacrées minutes que le pape François a accordées au président Joseph Kabila (…). Ce rendez-vous, qui en a surpris plus d’un, a été l’occasion pour les deux hommes de se parler. Parler vrai, autour de la situation en RD Congo, qui vit au rythme d’un dialogue impétueux et de soubresauts sociaux soutenus par une misère ambiante et une exploitation plus que voyante. »

« Autant de questions préoccupantes pour lesquelles, le Saint Père en toute vérité, affirme le site guinéen, a encouragé le jeune leader au pouvoir depuis 2001 à s’engager pour la stabilité du pays, sur le socle de la démocratie. C’est-à-dire le partage responsable de la gouvernance et le refus de confiscation du pouvoir pour une raison quelconque. Vingt minutes de concentré politico-religieux, où la courtoisie diplomatique et la fermeté sacro-sainte du pape François auront, à n’en pas douter, croit encore savoir Guinée Conakry Infos, indiqué avec délicatesse une porte de sortie honorable au président Kabila. »

Ventre mou de la démocratie africaine ?

« Confesse ou embrouille ? », s’interroge pour sa part Aujourd’hui au Burkina. « On devine aisément que derrière la carapace et l’air serein et impassible, voire impavide, que se donne Kabila, il y a tout de même une conscience humaine, qui a voulu se soulager. (…) A moins, poursuit le quotidien burkinabè, que cette 3e visite de Kabila à un pape ne soit tout simplement une énième embrouille après la polémique sur le " glissement ", le dialogue inclusif… Voici Kabila, l’homme de Dieu, qui demande qu’on lui pardonne ses dérives. Une façon de mener encore ce peuple en bateau, s’agace Aujourd’hui, lui qui trépigne d’impatience pour l’alternance, et qui ne demande rien d’autre que des élections ! »

Enfin, plus largement, le site Ledjely.com, en Guinée, revient sur la situation politique de l’Afrique centrale dans son ensemble. Une Afrique centrale qualifiée par le site guinéen de « ventre mou de la démocratie africaine. Du Burundi au Gabon, en passant par les deux Congo, le Tchad et le Rwanda, l’Afrique centrale semble marcher à reculons, affirme Ledjely. Les dirigeants s’y attachant un peu plus au pouvoir, les élections n’y sont plus qu’un exercice de pure forme. Une situation qui sied à des régimes verrouillés à dessein et qui ne laissent en particulier aucune place à l’émergence de la société civile. »

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