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Afrique économie

Rwanda: le gouvernement mise sur la croissance verte

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Une plateforme d'extraction de métane sur le lac Kivu au Rwanda, le 17 avril 2016.
Une plateforme d'extraction de métane sur le lac Kivu au Rwanda, le 17 avril 2016. PABLO PORCIUNCULA / AFP

A l'instar de la plupart des autres pays du Continent, le Rwanda est un des pays les plus vulnérables au changement climatique. Le pays a cependant pris les choses en main et depuis 2011, a inscrit la croissance verte au cœur de sa stratégie de développement. Il est régulièrement salué par la communauté internationale pour ses progrès, mais des défis restent encore à relever.

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Faire du Rwanda un pays vert, c’est l’objectif du gouvernement rwandais.

La décision prise en 2008 d'interdire l'usage des sacs en plastique en est l'exemple le plus emblématique. Il y a deux ans, le pays a inauguré la plus grande ferme solaire d’Afrique de l’Est et a commencé en début d'année à exploiter le gaz méthane du lac Kivu.

Sa stratégie : transformer le pays au profit d'une économie sobre en carbone, développée et résistante au changement climatique d’ici à 2050. Afin de soutenir ces ambitions, le gouvernement a mis en place un « Fonds vert » financé, en grande partie, par ses partenaires étrangers et doté d’environ 100 millions dollars. Selon ses dirigeants, ce fonds a permis de créer 60 000 emplois dans des secteurs de l'économie durable.

« Ce Fonds vert est un mécanisme de financement qui sert à soutenir la stratégie de croissance verte du Rwanda et l’adaptation au changement climatique. Depuis trois ans nous avons financé 31 projets dans le pays », explique à RFI Alex Mulisa son directeur.

Parmi les projets qui ont pu bénéficier de ce fonds, l’entreprise allemande Strawtec qui fabrique des matériaux de construction à partir de fibre de paille achetée à plus de 1000 agriculteurs locaux. L’entreprise a investi environ 10 millions de dollars.

Eckardt Dauck, son directeur, salue la stratégie ambitieuse du Rwanda, mais regrette que le secteur privé ne soit pas plus impliqué dans les choix politiques. « Certaines choses se déroulent derrière des portes closes. Il y a beaucoup de planification en cours, mais pas beaucoup d'interactions avec le secteur privé. Pourtant, au final c'est lui qui doit mettre en œuvre les stratégies. Il est toujours bon de commencer un partenariat tôt et ne pas se contenter de venir avec un plan achevé et simplement dire  ‘voilà ce que nous faisons maintenant’ ».

Frank Rijsberman, le président de l’Institut mondial pour la croissance verte, qui appuie techniquement les autorités rwandaises, salue lui aussi leur volonté politique. Reste à cependant à présenter des projets suffisamment solides et crédibles afin d'attirer les investisseurs. « Nous pensons que la capacité des pays comme le Rwanda de mettre en place et présenter des projets crédibles et susceptibles d’attirer des investissements est très importante. Il faut présenter ces idées d’une certaine manière afin que, par exemple, le Fonds vert pour le climat ou même des banques privées puissent investir dans ces projets ».

Et pour les autorités, il y a urgence. Selon les statistiques du gouvernement rwandais le pays perd 1% de PIB chaque année en raison du changement climatique.

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