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Afrique économie

Des partenariats de PME franco-libanais pour gagner des parts de marché en Afrique

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Vue aérienne du quartier d'affaires d'Abidjan.
Vue aérienne du quartier d'affaires d'Abidjan. Issoufou Sanogo

Les entrepreneurs français veulent s'appuyer sur la diaspora libanaise pour gagner des parts de marché en Afrique. C'est une des stratégies mises en avant par la Chambre de commerce et d'industrie de Paris qui vient d'organiser une rencontre sur ce thème. Installée depuis plus d'un siècle en Afrique, la diaspora libanaise représente aujourd'hui près de 300 000 personnes et une part importante de l'économie du continent.

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En dix ans, les entreprises françaises ont perdu près de la moitié de leurs parts de marché en Afrique sub-saharienne. Pour rattraper ce retard, elles doivent trouver de nouveaux partenaires.

« Aujourd'hui dans une Afrique qui bouge beaucoup, où les Asiatiques prennent de plus en plus de parts de marché, le réseau libanais apparaît ancien et solidement implanté », explique Gilles Dabezies de la Chambre de commerce et d'industrie de Paris. Alors que l'Afrique est en quête de partenaires, il est important de travailler avec beaucoup de gens différents pour profiter des avantages de chacun : la technicité, la proximité culturelle, le prix de la main d'œuvre... tout ce qui peut apporter aux petites et moyennes entreprises françaises le maximum de possibilités.

Financements solides

Avantage non négligeable, les entreprises libanaises en Afrique disposent d'un circuit de financement solide, alors que lever des fonds est souvent la première difficulté des entrepreneurs sur le continent.

« Les entreprises libanaises se financent seules, détaille Joseph Khoury, président de la Chambre de commerce et d'industrie libanaise de Côte d'Ivoire. Ce sont généralement des groupes familiaux qui existent depuis très longtemps et qui ont recours à des crédits auprès de banques locales. On n'a pas besoin de financements extérieurs. La technologie par contre... l'expertise et le savoir-faire français, c’est de ça dont on a besoin. »

La diaspora libanaise est donc en quête de transferts de compétences. Forte d’un réseau commercial et industriel bien implanté en Afrique, elle souhaite aujourd’hui améliorer la qualité de ses produits et services.

Entreprises africaines

Et les entreprises africaines dans tout ça ? « Les synergies entre entreprises françaises et libanaises ne doivent pas mettre de côté le tissu économique local », prévient Jérôme Utshudi Wondo, consultant chez Ambiwi Africa consulting. Son cabinet accompagne des groupes qui cherchent à s'installer en Afrique. Selon lui, les entreprises africaines n’ont pas encore les épaules pour se lancer dans la compétition mondiale. Mais un rapprochement des groupes français et libanais pourrait leur donner des atouts.

« Les PME africaines ont du mal à se développer par rapport aux filiales des sociétés étrangères. Rien que pour les financements, ça bloque. Les banques ne leur font pas confiance. Les entreprises africaines sont très jeunes. Elles ont besoin d'une expertise venue d'ailleurs et c'est en se confrontant aux autres qu'elles vont pouvoir se développer. La France a tout intérêt à travailler aux côtés des Libanais mais des Africains aussi, non pas avec des filiales à 100% comme on l'a vu par le passé, mais plutôt des partenariats 50-50, voire moins. »

Aujourd'hui les entreprises de la diaspora libanaise représentent 40% de l'économie ivoirienne et 60% des PME sénégalaises.

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