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Revue de presse Afrique

A la Une: l’indésirable Minusca en Centrafrique

Audio 04:14
© AFP/Pius Utomi Ekpei
Par : Mikaël Ponge
9 mn

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« S’il y a bien une mission onusienne qui a été confrontée à de l’hostilité, c’est celle basée actuellement en République centrafricaine » analyse Le Djely, journal guinéen.
Lundi, alors qu’un collectif de la société civile avait appelé à une journée « ville morte » pour demander le retrait de la force des Nations unies du pays, quatre civils ont été tués à Bangui et 14 autres personnes blessées.

Pour le site afrik.com, « ces violences constituent une nouvelle tentative des ennemis de la paix pour perturber le retour à la normalité constitutionnelle ».
Le signe d’une « rupture totale de confiance entre des camps qui auraient dû être des partenaires dans la pacification du pays » écrit Le Djely pour qui la récusation du rôle de la Minusca « doit interpeller les nouvelles autorités en place »
Car pour le quotidien, le fait d’imputer à la seule force onusienne les problèmes sécuritaires que connaît encore la RCA « relève tout aussi d’un manque de courage que de la mauvaise foi, sinon d’une manipulation savamment orchestrée. »

« Mais qui veut donc replonger la Centrafrique dans le gouffre ? » se demande justement Le Pays. En effet pour le journal burkinabè, c’est bien de cela dont il s’agit. Et d’ajouter « On peut légitimement penser que cette société civile est infiltrée par des ennemis de la paix en RCA ».

En tout état de cause, ceux qui appellent au départ des forces onusiennes en RCA, « sont, au meilleur des cas, des inconscients et au pire des ennemis indécrottables du peuple centrafricain » d’après Le Pays. Il paraît donc impératif que les Nations unies « ne cèdent pas à cette pression malsaine », prévient l’article. D’autant qu’il paraît irréaliste de croire aujourd’hui à un retour au calme rapide en RCA, à une « restauration de la sécurité et de l’autorité de l’Etat sans une force de référence à laquelle s’adosser » conclut Le Pays.

D’ailleurs attention, le président centrafricain Faustin Archange Touadera doit lui aussi tirer les leçons des violences de lundi, explique Le Djely, « voir dans le rejet actuel des soldats de l’ONU, une contestation de son premier bilan ».

La Nouvelle Centrafrique ne dit justement pas autre chose : « Le gouvernement doit prendre ses responsabilités, après ce signal fort. Il a été élu pour protéger le peuple. »

Un coup de trique également à la Une ce matin

« Une trique sur la tête des partisans du pouvoir » en RDC. Telle est l’analyse que fait aujourd’hui le quotidien burkinabé L’Observateurd’un sondage.

Une enquête d’opinion « qui ne va pas manquer de soulever des vagues sur le fleuve Congo dont les eaux sont déjà particulièrement troubles depuis que le Président Kabila ne fait plus mystère de ses intentions de rester au pouvoir au-delà du délai constitutionnel » prévient d’entrée de jeu le papier.

Ce sondage, c’est celui réalisé entre mai et septembre 2016 par leBureau d’études, de recherches et de consulting international (BERCI) et le Groupe d’études sur le Congo de l’université de New York.

Plus de 7 500 Congolais à travers tout le pays ont répondu à pas moins de 150 questions relatives la situation en RDC et à la crise politique qui s’y joue. Et le bilan est sans appel. Plus de 81% des Congolais sondés refusent toute modification de la Constitution visant à lever la limitation des mandats.

Les trois quarts des sondés estiment ainsi que le président Kabila devrait quitter le pouvoir le 19 décembre prochain, date initialement prévu par la loi fondamentale.
« Mais il y a pire révélation pour le Mobutu aux petits pieds » écrit L’Observateur. Si le scrutin devait se tenir dans les délais légaux il se jouerait entre Moïse Katumbi et Etienne Tshisekedi, les deux irréductibles opposants au président actuel. Évidemment, il ne s’agit-là que d’un sondage, réalisé qui plus est avant la conclusion du dialogue national et de l'accord politique qui repousse la présidentielle au plus tôt en avril 2018.
Il n’en reste pas moins « symptomatique d’une réalité sociopolitique » pour le quotidien burkinabè qui conclut son analyse sur ces lignes : « on n’avait pas besoin de ce sondage pour se rendre compte de l’océan d’impopularité dans lequel se démène Kabila qui finira par boire la tasse ».

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