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Soudan du Sud: pour Small Arms Survey la Minuss a débuté avec «un handicap fort»

Audio 06:26
Des casques bleus de la Minuss à Juba, en juillet 2016.
Des casques bleus de la Minuss à Juba, en juillet 2016. REUTERS/Stringer

Elle devait garantir la paix dans le plus jeune État du monde. La mission des Nations unies au Soudan du Sud (Minuss) et ses 13 500 hommes sont aujourd’hui sous le feu des critiques alors que la guerre civile fait rage dans le pays. Nairobi annonce le retrait de ses soldats après le limogeage du commandant kényan de cette mission. Pour en parler, Jérôme Tubiana, spécialiste du Soudan et du Soudan du Sud, chercheur à Small Arms Survey (une ONG spécialisée dans l’analyse des conflits armés), est l’invité de Nathalie Amar.

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« On avait une mission qui avait, à mon avis, un handicap fort dès le départ : c’est la très forte autonomie dans les différentes bases par rapport à Juba, puis de Juba par rapport à New York (le siège des Nations unies, ndlr). Même si, d’une certaine manière, la mission au Soudan du Sud s’en est assez bien sorti sur un point, elle a pris l’initiative d’abriter un nombre très important de civils dans ses bases. C’est relativement un succès même s’il y a beaucoup de dangers dans cette approche, et qu’elle s’est probablement reposée sur ce demi-succès plutôt que d’essayer d’aller un peu au-delà de protéger des gens qui arrivaient à atteindre ces bases, de protéger ceux qui étaient juste à l’extérieur, parfois même devant les grilles... »

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