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Revue de presse Afrique

A la Une: suspense au Ghana

Audio 03:58
© AFP/Pius Utomi Ekpei

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La plus ancienne démocratie du continent africain vote ce mercredi pour élire son président. Il y a sept candidats dont deux favoris, relève Le Point Afrique : « d’un côté John Mahama, candidat pour le Congrès national démocratique, propulsé à la tête de l’Etat après la mort subite de son prédécesseur, avant de remporter la présidentielle de 2012. De l’autre côté, le leader de l’opposition, Nana Akufo-Addo, du Nouveau Parti patriotique (NPP), qui se lance pour la troisième fois dans la course à la présidentielle. »

Le Point Afrique qui précise que « la campagne aura été extrêmement clivante et le NPP, très virulent dans ses accusations, a “brandi nombre d’affaires de corruption non vérifiées”, rappelle Paul Nugent, professeur d’histoire africaine à l’université d’Edinburgh. Le risque de violences dans certaines zones du pays est à prévoir. “Il y a beaucoup de nervosité autour de cette élection. Le meilleur scénario serait d’avoir une large victoire de l’un ou l’autre candidat”, souligne le professeur Nugent. »

En outre, poursuit Le Point Afrique, « le candidat de l’opposition a pendant toute la campagne critiqué la mauvaise gestion économique du pays, exportateur d’or, de cacao et désormais de pétrole, mais fortement endetté auprès des bailleurs de fonds internationaux. » Toutefois, « les prévisions de croissance pour l’année 2017 sont bonnes, + 6,7 %, selon la banque d’investissement Renaissance Capital, portées par un secteur pétrolier jeune. »

Long fleuve tranquille ?

Alors, « les jeux sont plutôt ouverts », note pour sa part le site d’information guinéen Ledjely.com. « Et il serait risqué de se hasarder à un quelconque pronostic. Surtout avec les camouflets en cascade que les instituts de sondage les plus crédibles ne cessent d’essuyer ces derniers temps. »

En tout cas, cette présidentielle ghanéenne va se dérouler « dans une atmosphère globalement apaisée, pointe Le Pays au Burkina, loin des empoignades et autres violences extrêmes, comme on en voit souvent sous nos tropiques à l’occasion de telles opérations électorales. Tant et si bien que, vu de l’extérieur, cette présidentielle ghanéenne ressemble à un long fleuve tranquille, tant la campagne semble avoir été des plus civilisées. […] Le Ghana apparaît aujourd’hui comme un exemple de démocratie apaisée en Afrique, relève encore le quotidien ouagalais, depuis qu’il a résolument tourné le dos aux coups d’Etat, à l’image du Bénin et du Sénégal qui font aussi la fierté des démocrates du continent. Cela est à son honneur et traduit toute la maturité de sa classe politique qui a su inculquer des valeurs de tolérance, de discipline et de respect de la différence d’opinion aux électeurs. »

Ongwen se cache derrière Kony…

A la Une également, le procès devant la CPI de Dominic Ongwen, membre de la tristement célèbre LRA, l’Armée de résistance du seigneur, qui sème la terreur depuis 30 ans aux frontières de l’Ouganda.

« Dominic Ongwen, enfant soldat transformé en seigneur de guerre, a nié hier les 70 accusations de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité qui pèsent contre lui », rapporte le quotidien ougandaisNew Vision. “Je ne suis pas la LRA, a-t-il déclaré. La LRA c’est Joseph Kony qui est son leader”, at-il dit à la cour. »
Pour le site d’information Guinée Conakry Infos, « Dominic Ongwen veut se cacher derrière l’Armée du Seigneur, pensant qu’avec ce stratagème, il pourra échapper plus facilement à la justice internationale. Mais les hommes de loi, à La Haye, lui montreront bientôt qu’il lui sera difficile, sinon impossible de continuer à plaider “non coupable”. »

« Si Ongwen mérite un châtiment, à quand celui de son maître, l’insaisissable Joseph Kony ?, s’interroge pour sa part le quotidien Aujourd’hui à Ouaga. Ce faux prophète a les mains tellement tâchées de sang que sa tête a été mise à prix par les Etats-Unis et qu’un mandat d’arrêt de la CPI court après lui depuis 2005. En dépit des recherches et des battues dans la forêt et les villes frontalières de la RCA et de la RD Congo, Kony reste introuvable. Où se cache-t-il ? Pense-t-il à déposer les armes et à se rendre ? […] S’il est toujours vivant, conclut Aujourd’hui, il devra tôt ou tard payer devant la justice tous ces crimes perpétrés au nom de son faux dieu. »

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