Agenda culture Afrique

L'agenda culture Afrique du 11 au 17 décembre 2016

Audio 03:49
Mantsina sur scène se déroule du 10 au 20 décembre 2016.
Mantsina sur scène se déroule du 10 au 20 décembre 2016.

Où sortir la semaine prochaine ? L’agenda culturel africain avec Anne Bocandé, rédactrice en chef d’Africultures. Direction Brazzaville pour commencer avec le festival de théâtre Mantsina.

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Il a commencé samedi 10 décembre à Brazzaville. C’est la troisième édition de ce rendez-vous international né en 2003 de la volonté de cinq hommes de théâtre : Felhyt Kimbirima, Arthur Vé Batouméni, Abdon Fortuné Koumbha, Ludovic Louppe, et Dieudonné Niangouna. Alors que la thématique de l’année dernière était tournée autour du grand poète, dramaturge et metteur en scène Sony Labou Tansi, cette 13e édition s’intitule « L’engagement au cœur de la création ».

Des compagnies du Bénin, du Burkina Faso, de la RDC et bien sûr du Congo présentent leurs spectacles dans plusieurs lieux de la capitale. Ce dimanche à 18 h, rendez-vous avec la création de Gilféry Ngamboulou par Le théâtre des sans-voix et qui s’intitule : « Les briseurs de rêves dans le Boxing Day ». Ça se passe aux Ateliers Sahm, lieu culturel renommé de la capitale congolaise créé par la plasticienne Bill Kouélany.

À 20 h, le texte J’ai à dire est mis en scène par Michael Disanka du collectif D’art-d’art  à l’Espace Tabawa dans le quartier de Bacongo. Parmi cette riche programmation, la fermeture du festival avec un nouvel hommage à Sony Labou Tansi. Parce qu’il ne saurait être question d’engagement sans l’évoquer. Jeff Bakala proposera mardi 20 décembre le spectacle « Sony, la bombe à hydrogène » d’après les textes de Sony Labou Tansi.

Dans l’agenda culturel également, un autre festival, mais de photographie cette fois à Addis-Abeba

Lancé en 2010, le festival Addis Foto Fest ouvre ses portes ce jeudi. C’est le premier festival dédié à la photographie en Afrique de l’Est. Il a été créé par une photographe éthiopienne aujourd’hui connue à l’étranger : Aida Muluneh. Au programme expos, workshop et débats pendant près d’une semaine dans la capitale éthiopienne. La volonté du festival est de faire découvrir des travaux qui interrogent le continent africain.

On ne pourra pas citer la cinquantaine de photographes exposés, mais on peut parler par exemple du travail de Alaa Gaafar. Né au Soudan, il a notamment photographié une équipe de foot féminine soudanaise « The Challenge women’s soccer team » qui est la première et la seule équipe féminine de foot du Soudan. Pour le photographe, c’est une manière de documenter la lutte concrète contre les stéréotypes et le conservatisme de la société soudanaise.

La photographe éthiopienne Hilina Mekonnen s’intéresse, elle, à la vie quotidienne.Elle est présente dans le festival avec sa série sur le Markos Teff Gebeya qui est un grand marché traditionnel éthiopien. À travers son regard elle témoigne de ce moment ancré historiquement dans la société de son pays. Ce ne sont que deux exemples de la richesse de la programmation à découvrir au Addis Foto Fest à partir de jeudi.

À Abidjan, depuis vendredi nous pouvons découvrir les photos de Dalila Dalléas Bouzar à la Galerie Cécile Fakhoury

Cette artiste algérienne expose pour la première fois dans la capitale économique ivoirienne et ses photos sont visibles jusque début février. Intitulée In her room cette exposition est en fait la réunion de plusieurs séries de l’artiste, dont l’une d’entre elles était présentée à la Biennale de Dakar cette année. Il s’agit de la série Princess.

Pour cette série, Dalila Dalléas Bouzar a repris les photos de femmes algériennes datant de la guerre d’Algérie et prises dans des camps de regroupement. Ces photos étaient commandées par l’armée française pour contrôler les mouvements de population. À travers ces photos qu’elle a retravaillées en peinture l’artiste interroge la violence de la colonisation et la mémoire collective de son pays.

Nous terminons cet agenda culturel avec de la danse

À Dakar, au Sénégal, de mardi à dimanche, c’est la 3e édition du Fest’art-Tracks avec la fameuse nuit de la danse samedi soir prochain.

Pendant plusieurs jours, la danse sous toutes ses formes prend ses quartiers au centre culturel Blaise Senghor, à l’Institut français, au Clac, sur la Place de l’Obélisque ou encore au The Dance Hall. Krump, house, dancehall, kuduru, salsa, il y en aura pour tous les goûts. Avec des battles, des spectacles, des débats.

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