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Revue de presse Afrique

A la Une: Bongo, Kabila et Jammeh sur le gril

Audio 04:33
© AFP/Pius Utomi Ekpei

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Deux présidents en exercice et un président battu dans les urnes directement visés par la communauté internationale ou bien au travers de leurs proches.

On commence par Ali Bongo. Le président gabonais a été mal élu… C’est ce que confirme l’Union européenne. Le quotidien en ligne Gabon Eco résume la situation : « objet de tous les fantasmes et plusieurs fois différé, le rapport définitif de la mission d’observation électorale de l’Union Européenne sur le scrutin présidentiel du 27 août dernier est finalement tombé hier lundi. Et comme on s’y attendait déjà, c’est un vrai réquisitoire sans concession que les observateurs de l’Union européenne adressent contre la réélection d’Ali Bongo Ondimba. […] Concrètement, les observateurs pointent un doigt accusateur sur le système "opaque" qui a régi toute la consolidation des résultats de l’élection. Surtout ceux de la province du Haut-Ogooué, fief natal d’Ali Bongo, à l’origine de cette réélection controversée. »

Pour Aujourd’hui au Faso, « c’est un carton jaune pour le président Bongo. C’est aussi un avertissement pour les présidents de la CENAP et de la Cour constitutionnelle. […] C’est vrai qu’Ali Bongo est le président de facto, reconnu par une part significative de la communauté internationale. […] Mais l’histoire nous enseigne qu’il n’y a rien de figé, rien d’acquis, tout est volatile, pointe le quotidien ouagalais. […] Quoi qu’il advienne, Ali Bongo gagnerait à prendre de la hauteur en implémentant des réformes électorales et institutionnelles de profondeur qui garantiraient des législatives transparentes et apaisées, en juillet prochain. Mieux, ajoute encore Aujourd’hui, il serait bien inspiré d’annoncer qu’il ne briguera plus la magistrature suprême. »

Kabila cerné

Autre président à subir les foudres de la communauté internationale : le congolais Kabila. « Journée noire pour la Kabilie, s’exclame le site d’information congolais 7 sur 7. Après l’Union européenne qui a sanctionné 7 hauts responsables de l’appareil sécuritaire, les Etats-Unis d’Amérique viennent de sanctionner à leur tour aussi ce lundi le vice-Premier ministre chargé de l’Intérieur et de la Sécurité, Evariste Boshab, et l’administrateur délégué de l’agence nationale des Renseignements, Kalev Mutond. Gel des avoirs et restriction des voyages […]. Les deux personnalités sont désormais blacklistées. Difficile surtout pour Boshab de rester au gouvernement car il lui sera difficile de voyager à l’extérieur pour représenter la RDC. »

Et 7 sur 7 de s’interroger : « Ce durcissement de ton de la communauté internationale va-t-il pousser le président Kabila à changer de fusil d’épaule ? La conclusion des négociations directes entre majorité présidentielle et opposition prévue le 15 décembre nous le dira. »

Par ailleurs, pointe cette fois le site d’information Afrik.com, « tout aussi préoccupant pour le régime, les soutiens traditionnels du président Kabila donnent des signes de lassitude. Plusieurs pays de la sous-région (l’Angola notamment) plaident en effet en faveur d’un départ négocié de Joseph Kabila, par crainte de violences pouvant déstabiliser la sous-région. Mais désormais, c’est également la Garde républicaine, sur laquelle Joseph Kabila pensait pouvoir s’appuyer pour mater toute revendication post-19 décembre, qui semble vaciller, relève encore Afrik.com. Depuis quelques jours, des signes de désolidarisation du pouvoir émanent de ce corps d’élite, renforçant le risque d’isolement du président Kabila et faisant régner une ambiance de fin de règne à Kinshasa. »

Jammeh acculé

Enfin, le président gambien Yahya Jammeh, battu dans les urnes, continue de s’accrocher au pouvoir. Là aussi, la communauté internationale a tapé du poing sur la table, rapporte notamment Walf quotidien à Dakar, par la voix du Conseil de sécurité des Nations-Unies qui a appelé le président gambien sortant à « respecter le choix du peuple souverain de Gambie, comme il l’avait fait le 2 décembre, et à transférer sans condition et sans délai le pouvoir au président élu, Adama Barrow. »

D’ailleurs, s’interroge le journal, « Jammeh finira-t-il derrière les Barrow ? Ce coup-ci, Jammeh aura fort à faire pour se tirer d’affaire. Sa dernière acrobatie va, à n’en pas douter, lui casser plus qu’une côte. Si les deux vendredis qu’il a enchaînés lui ont été dictés par des forces occultes, d’autres, armées de mitraillettes, risquent de lui faire la peau. »

En effet, renchérit La Tribune, toujours à Dakar, « cette posture risque de lui coûter cher. Il a intérêt à retrouver ses rares moments de lucidité pour ne pas périr par les armes. Le Sénégal a bien sûr un rôle à jouer. Qu’il le joue avec intelligence et finesse pour aboutir à un seul objectif : faire partir Jammeh… »

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