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Grand reportage

La démonétisation en Inde: coup de maître ou folie économique?

Audio 19:30
Les partisans indiens du Parti du Congrès tiennent des billets de monnaie indiennes pendant une protestation contre la décision de demonitiser les billets de 500 et 1000INR à Bangalore, le 28 novembre 2016.
Les partisans indiens du Parti du Congrès tiennent des billets de monnaie indiennes pendant une protestation contre la décision de demonitiser les billets de 500 et 1000INR à Bangalore, le 28 novembre 2016. AFP/Kiran MANJUNATH

Le 8 novembre 2016, le Premier ministre indien, Narendra Modi, surprend tout le pays en annonçant que les deux billets à plus forte valeur seront invalidés, dès le lendemain. Tout cet argent liquide doit être déposé sur un compte en banque pour être échangé par de nouveaux billets. L'objectif de ce coup de force : couper l'herbe sous le pied de tous ceux qui cachent du liquide chez eux, issu de la corruption ou de l'économie parrallèle. Des sommes jamais déclarées aux autorités, qui représenteraient jusqu'à 60% du PIB. Ces billets doivent donc être rapportés aux banques, et taxés, ou seront perdus à jamais.

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Mais, cette mesure radicale a semé un vrai chaos dans la troisième économie asiatique. Car en Inde, 98% des échanges sont réalisés en liquide, et les nouveaux billets n'arrivent qu'au compte-gouttes. Depuis plus d'un mois, les habitants font donc la queue pendant des heures pour obtenir un peu d'argent, la consommation a chuté et la plupart des commerces vivent une vraie crise. Les économistes s'alarment : car cette situation risque de durer plus longtemps que prévu, et pourrait faire plonger l'économie indienne en récession.

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