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Afrique économie

2016, rude année pour le Nigeria et l'Afrique du Sud

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Le fort taux de chômage et la faiblesse du secteur minier qui contribue beaucoup à l'économie du pays ont également pesé. Photo: une mine de charbon à ciel ouvert en Afrique du Sud.
Le fort taux de chômage et la faiblesse du secteur minier qui contribue beaucoup à l'économie du pays ont également pesé. Photo: une mine de charbon à ciel ouvert en Afrique du Sud. Gettyuimages:Galloimages/Richard du Toit

L'année 2016 a été dure pour les grandes économies africaines. Baisse des cours des matières premières, troubles politiques et / ou sécuritaires ont affecté les performances de plusieurs pays. Les deux géants, Nigeria et Afrique du Sud, ont été frappés de plein fouet. Retour sur cette année mouvementée.

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La croissance sud-africaine a sensiblement ralenti en 2016. Le léger rebond du secteur minier en fin d'année permet tout juste au pays d'éviter la récession. 2016 entre lutte de factions au pouvoir et coûts élevés de l'énergie a été l'année de tous les dangers pour le géant sud-africain. Seltem Iyigun, économiste à la Coface :

« Cela a été une année difficile pour l'Afrique du Sud, à cause d'abord de la chute des prix des matières premières et puis les problèmes de fourniture en électricité ont pénalisé l'économie. La croissance s'est contractée à 0,1 % au premier trimestre. Puis elle est passée à 0,6 % au deuxième trimestre. Le fort taux de chômage et la faiblesse du secteur minier qui contribue beaucoup à l'économie du pays ont également pesé. Enfin, une réglementation contraignante a éloigné les investisseurs. »

Le Nigeria, après avoir raflé la place de première économie du continent à l'Afrique du Sud, est entré en récession en septembre. L'effondrement des cours du pétrole, l'insécurité qui a fait chuter la production, ont provoqué le tarissement des devises et par conséquent la chute de la valeur de la monnaie, le naira. Une situation prévisible d'après Manji Cheto, analyste en risques pour le cabinet de conseil américain Teneo Intelligence.

« Il a fallu huit mois pour former un gouvernement. Le budget a été signé en mai, au moment où le pays était déjà englué dans sa pire crise économique. Il était évident dès la mi-2014 que le Nigeria en prenait le chemin, étant donné la chute des cours du pétrole. On était en droit de penser que l'équipe de Muhammadu Buhari, qui entrait en campagne à ce moment-là, prendrait ces éléments en compte. »

« Mais ils ont passé leur temps à critiquer la précédente administration. Maintenant, je pense que le gouvernement veut tenter de diversifier l'économie, en particulier en cherchant à valoriser les produits agricoles. Mais tant que les pénuries d'électricité perdureront, que les infrastructures resteront défaillantes, on peut douter des capacités à mettre en place une véritable industrie. »

Le budget 2017 présenté en décembre se veut ambitieux, avec de grands projets d'infrastructures pour sortir le pays de la récession et faire revenir les investisseurs étrangers.

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