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Bonjour l'Europe

Royaume-Uni: l'accueil des enfants réfugiés toujours restreint

Audio 03:23
Des bénévoles d'ONG et d'églises locales s'apprêtent à accueillir des enfants de la «jungle» de Calais, à Croydon, le 23 octobre 2016.
Des bénévoles d'ONG et d'églises locales s'apprêtent à accueillir des enfants de la «jungle» de Calais, à Croydon, le 23 octobre 2016. REUTERS/Peter Nicholls
Par : Marina Daras
6 mn

Deux mois après le démantèlement de la Jungle de Calais, la situation des enfants réfugiés ne s’est pas améliorée. Les gouvernements français et anglais avaient pourtant un accord sur l’accueil des mineurs pouvant prouver qu’un membre de leur famille proche était installé en Grande-Bretagne, ou pour ceux dits vulnérables. Mais le gouvernement britannique a mis un frein aux opérations.  

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Des 1950 enfants qui vivaient à Calais, près de 750 seulement auraient été transférés au Royaume-Uni. Ce sont les chiffres du ministère de l’Intérieur britannique. Le ministre français de l'Intérieur, Bruno le Roux, de son côté, a avancé que seulement 500 mineurs avaient reçu l’asile politique au Royaume-Uni. Des désaccords qui laissent les jeunes mineurs dans une situation d’urgence.

Pourquoi le gouvernement britannique n’accepte-t-il pas plus de mineurs ?

Londres s’était engagé à accueillir tous les mineurs isolés ayant de la famille en Grande-Bretagne et à étudier les dossiers de ceux dont l’intérêt supérieur serait de rejoindre ce pays. Mais depuis l’annonce de la fermeture du camp de Calais, le gouvernement a fait volte-face et a énormément renforcé ses critères d’application pour le transfert de ces migrants mineurs non accompagnés. Depuis la mi-novembre, à moins d’avoir des attaches familiales dans le pays, il faut être de sexe féminin, avoir 12 ans ou moins, ou être exposé à un risque élevé d’exploitation sexuelle, ou bien encore avoir moins de 15 ans si l’on est Syrien ou Soudanais, pour pouvoir prétendre fouler le sol britannique.

Le Brexit a changé la donne

De nombreux enfants qui auraient pu être transférés au moment des accords entre la France et l’Angleterre, ne le sont plus à cause de ces nouvelles restrictions. Beaucoup d’associations tentent de faire pression sur le gouvernement pour qu’il élargisse ses critères d’application et que plus d’enfants puissent bénéficier, au minimum, de l’examen de leur dossier.

La loi britannique autorise pourtant les enfants mineurs dits vulnérables à demander l’asile politique en Angleterre. Un amendement a été voté au mois de mai, permettant aux enfants non accompagnés et en situation de danger d’être transférés. Mais le vote sur le Brexit et le changement de gouvernement ont changé la donne.

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