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Le coq chante

Une Adduction d'Eau Potable Simplifiée (AEPS) à Manéga

Audio 26:30
© RFI/Sayouba Traoré
Par : Sayouba Traoré
30 mn

Manéga est un village de la commune de Ourgou-Manéga, qui fait partie de la Province de l'Oubritenga, dans la région du Plateau central au Burkina Faso. Avec l’appui du fonds pour le développement de l’élevage du ministère des Ressources Animales et Halieutiques, les habitants de Manéga ont bénéficié d’une Adduction d'Eau Potable Simplifiée ou AEPS.

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Pour comprendre l’affaire, il nous faut d’abord parler des problèmes d’eau dans la région du plateau central. C’est une des 13 régions administratives du Burkina Faso. La région comprend 3 provinces : le Ganzourgou, le Kourwéogo, et l'Oubritenga. En 2012, sa population estimée à 807 444 habitants. Ce qui donne 94 habitants par km2. L’un des problèmes majeurs du Burkina Faso est son déficit en eau. Ce qu’il faut savoir, c’est que les membres d’une famille vivant en zone sahélienne disposent selon certaines statistiques de 10 à 40 litres d’eau par jour et par personne, pour boire, faire la cuisine et se laver. Alors que les Européens et les Américains du Nord consomment 300 à 600 litres d’eau. Et le problème est encore plus aigu dans le plateau Central. Situation difficile, quand on sait que l’agriculture et l’levage constituent l’activité économique la plus importante au Burkina Faso, elle occupe plus de 84,1 % de la population active.

Membres du comité villageois de gestion de l’AEPS de Manéga.
Membres du comité villageois de gestion de l’AEPS de Manéga. © RFI/Sayouba Traoré

Le Burkina Faso est traversé de trois cours d’eau majeurs et des affluents. La particularité de ces fleuves qui ne font que traverser le Burkina Faso est qu’en saison sèche, ils tarissent. On peut même les traverser à pied. Résultat : de tout le territoire du Burkina Faso seul 0,1 % est recouvert d’eau. Il se trouve que l’agriculture qui concerne principalement les céréales: Le mil, le sorgho, le fonio et le maïs mais aussi des cultures de rente comme l’arachide, est essentiellement pluviale. Après les trois ou quatre mois de la saison pluvieuse, le rendement de l’élevage est freiné par la diminution puis la disparition des pâturages Cette situation difficile est aujourd’hui aggravée par les dérèglements du climat. Il n’y a pas d’autre solution, il faut une maîtrise de l’eau.
 

En images

Invités :
- Sawadogo Moumouni, directeur régional des Ressources animales et halieutiques du Plateau Central
- Ouédraogo Yalgdo Issa, membre du Comité villageois de gestion de l’AEPS de Manéga.

Production : Sayouba Traoré
Réalisation : Ewa Moszynski

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