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Revue de presse Afrique

A la Une: Afrique-France, Hollande en son pré-carré

Audio 04:09
© AFP/Pius Utomi Ekpei

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La capitale du Mali accueille aujourd’hui le président français ainsi qu’une trentaine de chefs d’Etat africains pour le XXVIIe sommet Afrique-France. Et, sur place, Aujourd’hui-Mali pavoise. Le pays a mis les « petits plats dans les grands », lance avec fierté ce journal malien, « la confiance de Paris en Bamako pour abriter cette importante messe franco-africaine, est une victoire qui confirme que le Mali est un pays fréquentable ». Et Aujourd’hui-Mali voit dans l’organisation de ce sommet un « pas de géant dans la sortie de crise du pays ».

Fierté à Bamako, donc, où François Hollande fera ses adieux à l’Afrique. En tout cas, « s’il y en a un qui comme Ulysse a fait un bon et long voyage, c’est sans doute François Hollande qui durant son mandat n’a jamais été aussi bien dans sa peau que lorsqu’il se trouvait hors des frontières hexagonales », formule affectueusement L’Observateur Paalga. « Le voici donc de retour au Mali, mais cette fois pour des adieux au Continent avec lequel il a su tisser des liens forts ».

François Hollande « peut compter dans les succès de son mandat, l’intervention de l’armée française au Mali, qui a permis à ce pays de rester debout, souligne, au Burkina-Faso, le quotidienLe Pays. Ce n’est pas rien quand on mesure ce que la sous-région serait devenue si ces “fous de Dieu” n’avaient pas été stoppés dans leur avancée vers Bamako. Certes, admet aussi ce journal ouagalais, aujourd’hui, le Mali cherche toujours ses marques, mais on peut dire que la situation aurait été pire si Hollande n’avait pas donné l’ordre d’intervention à ses troupes. C’est donc tout à son honneur ».

Afrique-France : le cri de la jeunesse

Mais tout le monde, en Afrique, n’est pas de cet avis. En Afrique, « la cote de Hollande n’est plus au sommet », lance, en France, Libération. Car la « priorité » accordée aux opérations militaires – celle au Mali, désormais étendue à tout le Sahel sous le nom d’opération Barkhane, comme celle en Centrafrique – a généré « beaucoup de frustrations », énonce ce quotidien français. Quitte à gâcher la fête, Libé se fait ainsi l’écho de ce que dénonce un « petit groupe de ressortissants africains » venus à Bamako « dans l’espoir de faire entendre leur voix, en marge du sommet officiel ». Le journal les a rencontrés « dans les bâtiments vétustes de la « pyramide de la jeunesse », où ils organisaient cette semaine leur contre-sommet sous l’égide de la campagne “Tournons la page”, qui vise à mobiliser les citoyens pour mettre un terme aux dictatures ». Bien sûr, lors de ce sommet, des voix se feront entendre pour chanter les louanges du président français, prédit Libération, mais « même à Bamako, l’aura de François Hollande semble avoir pâli face à l’instabilité qui perdure dans le nord du pays ». Et même à Bamako, où tout est calme, « il y a des signes qui ne trompent pas », souligne encore Libé, « tous les restaurants et hôtels susceptibles d’accueillir des Occidentaux sont désormais dotés de sas de sécurité, auxquels s’ajoutent parfois des hommes armés ». De plus, « à la veille du sommet, l’ambassade de France recommandait fermement à ses ressortissants de “limiter tout déplacement à Bamako” et “d’éviter les lieux publics ou les rassemblements” », complète ce journal.

Comme le souligne le journal africain Wakat Sera, ces sommets ont « quand même cela d’utile, qu’ils permettent de plus en plus à la société civile africaine de se rassembler en contre-sommet pour dénoncer l’incurie de ceux qui nous gouvernent et discuter des véritables problèmes du continent ». 

Diamants : la reine du Kalahari

C’est l’un des plus gros diamants du monde. Ce caillou de 342 carats a été baptisé « The Queen of Kalahari » par le joaillier Chopard, qui l’a acheté. Cette gemme hors-normes a été découverte au Botswana. Avant d’être taillé, ce diamant était « largement plus gros qu’une balle de golf », souligne Le Figaro, qui préfère taire son prix. Mais le quotidien français rappelle qu’en juin dernier, un diamant brut de plus de 1 000 carats, le « Lesedi La Rona », avait été proposé à la vente au prix de 70 millions de dollars. A vos calculettes !...

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