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Aujourd'hui l'économie

Le FMI mise sur Donald Trump pour relancer la croissance

Audio 03:12
Donald Trump  va-t-il relancer la croissance comme le soutiennent les économistes du FMI ?
Donald Trump va-t-il relancer la croissance comme le soutiennent les économistes du FMI ? REUTERS/Jonathan Ernst

Donald Trump va doper la croissance américaine, c'est la conviction des économistes du FMI. Un avis qui tranche avec celui des autres prévisionnistes.

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Le FMI préfère voir la coupe américaine à moitié pleine. En clair, croire que la politique de relance budgétaire prônée par le futur président américain sera vraiment mise en œuvre. Et qu’elle aura un effet positif rapide sur l’activité américaine.

Pour les États-Unis, le FMI relève donc sa prévision de croissance de 0,1 % pour cette année et de 0,4 % pour l’année prochaine. Cela signifie 2,3 % de croissance en 2017 et 2,5 % pour 2018. Le Fonds est cohérent avec ses propres principes. Depuis plusieurs années il exhorte les gouvernants occidentaux à dépenser plus pour sortir de la croissance molle. 

Cette prophétie est-elle réaliste ?

C’est vrai qu’en général la perspective de grands chantiers dans les infrastructures et la perspective de baisses d’impôts attirent les investisseurs comme des mouches. Ce qui est bon pour la croissance. Mais ce n’est pas la seule variable à prendre en compte. La plupart des autres prévisionnistes voient plutôt les États-Unis sur la pente descendante en raison de la loi des cycles économiques. Après 6 ans de croissance, certes molle, mais néanmoins continue et même supérieure à celles des autres économies développées, un essoufflement, voire un retournement, de l’économie américaine paraît inévitable et imminente, selon la théorie.

Donald Trump pourrait la faire mentir, pensent les experts du FMI. Ils misent sur la dynamique du changement. Ceux de la Banque mondiale sont beaucoup plus réservés. Ils insistent sur les incertitudes liées à l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche. D’après eux, le programme protectionniste du président républicain comporte des risques sérieux et néfastes pour l’activité.

Le FMI a aussi revu ses prévisions à la hausse pour le Royaume-Uni

Les économistes du Fonds prennent en considération l’évidence, c’est-à-dire la résilience de l’économie britannique. Résilience que tous indicateurs confirment. D’après le FMI, la croissance britannique sera +1,5 % cette année, alors qu’il misait sur 1,1 % seulement dans les dernières prévisions.

Là aussi, c’est un grand écart avec la vision pessimiste qui a longtemps prévalu pour l’après-Brexit. Mais avec un bémol : le Fonds revoit à la baisse ses perspectives pour 2018.

Peut-on faire une lecture politique de ces révisions ?

Ces prévisions sont de fait favorables à ceux qui ont fait le choix de la démondialisation. Au Royaume-Uni d’ailleurs, les partisans de la sortie de l’Union européenne voient dans cette révision à la hausse des prévisions de croissance du FMI une preuve du bien-fondé du Brexit. Tandis que les opposants retiennent surtout les perspectives négatives pour 2018.

Chacun en fera donc la lecture qui lui convient. En ce qui concerne les États-Unis, l’optimisme du FMI est tempéré par l’humeur du Congrès. Le chef économiste du FMI Maurice Obstfeld pense que l’effet du stimulus fiscal dépassera celui des promesses protectionnistes, car sur ce dossier, il n’est pas évident que le nouveau président des États-Unis obtienne une majorité au Congrès. 

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