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Revue de presse Afrique

A la Une: Tshisekedi, le deuil et le doute

Audio 04:24
Etienne Tshisekedi, le 1er novembre 2016.
Etienne Tshisekedi, le 1er novembre 2016. RFI/Sonia Rolley

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Au-delà des hommages qui pleuvent dans la presse africaine après la disparition soudaine du vieux chef congolais, les interrogations à caractère politique sont à la mesure du vide que sa mort laisse dans le paysage politique local.

« Que vont faire ses lieutenants ? », se demande ainsi CAS-Info, « seront-ils à la hauteur ? ».  Deux questions, évidentes s’il en est, que pose ce « bureau d’études » du Centre d’analyse et de stratégie alors que se réunit ce matin l’Alliance pour la République, cette plate-forme de l’opposition congolaise frappée par la mort d’Etienne Tshisekedi.

On le voit, souligne Le Potentiel, dans les quartiers généraux des partis et plateformes politiques, l’heure est aux « calculs politiciens ». Ce quotidien kinois lance justement le top départ de cette alternance politique attendue, en soulignant que « c’est maintenant que la jeune génération doit, si elle veut honorer la mémoire du vieil opposant, poursuivre son combat pour l’instauration d’un Etat de droit (…) c’est le moment ou jamais que les acteurs politiques de l’opposition, incarnant les aspirations de la population, doivent se montrer soudés ».

Au Burkina-Faso, L’Observateur Paalga n’écrit pas autre chose. « La chute du Baobab peut et doit constituer un ferment d’unité pour les opposants qui auront désormais à coeur de récolter ce qu’il avait semé pendant des décennies en poussant Kabila vers la sortie, énonce ce quotidien ouagalais. C’est le plus bel hommage qu’ils puissent rendre à celui qui aura montré la voie ».

Seulement voilà, objecte et souligne Afrik.com, le décès d’Etienne Tshisekedi « complique la donne politique au sein de l’opposition RD congolaise ». A ce stade, « deux thèses s’affrontent chez les observateurs de la vie politique kinoise. Pour certains, le décès d’Etienne Tshisekedi provoquera un électrochoc, un sursaut national, propice à la mise en œuvre de l’accord politique du 31 décembre 2016. Pour d’autres, à l’inverse, Joseph [Kabila] en ressort conforté dans sa stratégie consistant à jouer la montre afin de repousser le plus loin possible la date de l’élection présidentielle ».

En France enfin, le quotidien Libération estime que la mort d’Etienne Tshisekedi est une « véritable déflagration » pour la RDC.

UA : le triomphe d’Alpha Condé

En Guinée, le président Alpha Condé est rentré hier à Conakry. Et, dès son arrivée, il a fait le bilan du récent sommet de l’UA à Addis Abeba. Une cérémonie d’ampleur était organisée pour le désormais président en exercice de l’Union africaine, qui revenait donc tout auréolé d’Addis Abeba. Et le journal en ligne Le Djély le montre, micro en main, en train de relater les temps forts de ce sommet. Ce qui a retenu l’attention du président guinéen, ce sont ce qu’Alpha Condé a appelé les « avancées extraordinaires » de l’UA à Addis Abeba, comme par exemple la taxe sur les importations africaines afin de donner à l’organisation panafricaine les moyens de ses ambitions.

CPI : le soutien de l’Union africaine à une sortie collective

Autre décision de l’UA à Addis Abeba, son soutien à un retrait des Etats africains de la CPI. Ils percent comme crocus au printemps, les articles de presse consacrés à ce soutien décidé à huit-clos par les chefs d’Etats africains mardi à Addis Abeba.
« L’Union africaine encourage ses membres à un retrait collectif de la Cour pénale internationale (Cpi), considérée par de nombreux pays du continent comme une institution partiale, formule ainsi Africanews. Mais la décision prise par les dirigeants africains lors d’une session à huis clos lors du récent Sommet de l’Union africaine en Éthiopie n’est pas juridiquement contraignante ».

Pourquoi les dirigeants africains ont-ils adopté cette stratégie appelant à un retrait collectif de la CPI ? Parce que « certains d'entre eux estiment que la Cour se concentre trop sur des enjeux qui touchent le continent africain », énonce i24.

En tout cas, prévient Bénin Monde Info, « la décision de retrait collectif prise à Addis-Abéba ne manquera pas d’avoir de nouvelles répercussions sur la vie de la juridiction. Une nouvelle crise en perspective entre la Cpi et l’Afrique », prédit ce journal béninois en ligne.

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