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Aujourd'hui l'économie

Les défis du tourisme français affaibli par les attentats

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Paris, capitale mondiale du tourisme.
Paris, capitale mondiale du tourisme. AFP PHOTO / MIGUEL MEDINA

En 2016 la capitale française a perdu un million et demi de visiteurs à cause du terrorisme a annoncé ce matin le comité régional du tourisme. La France demeure toutefois la première destination mondiale.

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Malgré la peur des attentats près de 83 millions de touristes sont venus passer un peu de bon temps dans l'hexagone et dans les territoires d'outre-mer selon le ministre des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault. En attendant la publication des données définitives pour l'année 2016, ce chiffre rassure. La France reste le pays qui attire le plus les étrangers et les données de novembre indiquent qu'ils commencent à revenir. Mais ce podium est incomplet. Le chiffre des revenus est moins flatteur.

En Ile-de-France ils ont baissé globalement de 6% l'an dernier. Et si on revient à notre classement mondial, il n'y a pas de quoi pavoiser. En recettes, la France n'est que quatrième, les Etats-Unis sont numéro un, l'Espagne numéro 2 et la Chine numéro 3. Les attentats n'ont fait qu'aggraver cette redistribution des revenus du tourisme mondial au profit des autres destinations.

Comment expliquer ce grand écart entre la fréquentation des touristes et leurs dépenses ?

Par la durée des séjours. Le tiers des visiteurs sont des Européens de passage, des brumes du nord vers les plages du sud. En moyenne un touriste étranger passe 6 jours en France, contre près de 9 jours en Espagne. Les décors de cartes postales de la France éternelle, sa gastronomie, ses musées, tout ce qui contribue à la fierté nationale ne suffit plus à retenir les touristes. Le gouvernement l'a compris et a réagi, avec Atout France qui fait la promotion de la destination France. Et avec des opérations de charme qui ont commencé avec Laurent Fabius quand il a récupéré le portefeuille du tourisme dans le giron des Affaires étrangères.

En ce moment des efforts sont menés pour séduire les touristes chinois dont le nombre a fortement reculé

Ce sont les touristes les plus dépensiers et ceux qui voyagent de plus en plus, il est donc indispensable de les faire venir ou revenir. La région Ile-de-France communique et agit pour les tranquilliser, car les vols dont les visiteurs asiatiques ont été victimes sur le sol français ont sans doute encore plus découragé leur séjour que les attentats. Pour délier les cordons de leurs bourses, les grands magasins parisiens mettent le paquet sur l'accueil et les moyens de paiement. Les touristes chinois peuvent de plus en plus souvent régler via leur opérateur mobile usuel.
En matière de paiement il y a encore beaucoup à faire au niveau national, et pas seulement avec la clientèle chinoise.

Les boutiques françaises refusent bien plus les cartes étrangères que leurs concurrents suisses ou espagnols. L'offre hôtelière a besoin également d'un coup de pouce. En dix ans l'Espagne s'est dotée de 100 000 lits supplémentaires tandis que la France n'a fait que maintenir le parc existant. En clair tout ce qui peut agrémenter et faciliter le séjour des touristes sera un bonus pour le chiffre d'affaires du tourisme. Il représente aujourd'hui 200 000 emplois, 7% du produit intérieur brut.

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