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Aujourd'hui l'économie

Les soutiens du régime syrien préparent l’après-guerre

Audio 02:52
Bachar el-Assad, président syrien, discute avec son homologue russe, Vladimir Poutine, lors d'une rencontre à Moscou le mardi 20 octobre.
Bachar el-Assad, président syrien, discute avec son homologue russe, Vladimir Poutine, lors d'une rencontre à Moscou le mardi 20 octobre. REUTERS/Alexei Druzhinin/RIA Novosti/Kremlin

Les Syriens se retrouvent ce jeudi à Genève pour une nouvelle fois tenter de trouver une issue à la guerre civile. Pendant ce temps à Damas, les soutiens du régime préparent déjà la reconstruction. 

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Alors que les Syriens ont connu en 2016 une nouvelle année noire avec la hausse des prix de l’eau, du gaz et de la nourriture, sans parler de la reprise des bombardements, la bourse de Damas qui n’a jamais cessé de fonctionner a vu ses échanges s’envoler à leur plus haut niveau comme si le pays était déjà sur le chemin de la paix.

La reconquête d’Alep en décembre par le régime de Bachar El Assad a en partie alimenté cette euphorie boursière. L’ancien poumon économique du pays est pourtant réduit en poussières et cela prendra des années avant que l’activité industrielle de la région ne retrouve son niveau d’antan. Qu’à cela ne tienne, les investisseurs actifs à la bourse damascène rêvent de reconstruction et d’afflux de capitaux extérieurs.

L’Iran, l’un des principaux soutiens du régime de Bachar El Assad a déjà posé des jalons pour l’après-guerre

A la mi-janvier une série d’accords de principe ont été signés en grande pompe à Téhéran. Dans les mines de phosphate, les télécommunications, l’agriculture et bien sûr le pétrole et le gaz. L’Iran a par ailleurs allongé la ligne de crédit ouverte en 2013 pour soutenir le régime. C’est l’Iran qui paie les salaires des fonctionnaires syriens. Les Pasdarans, les gardiens de la révolution, attendent un retour sur leur investissement car ils sont très actifs sur les champs de bataille syriens, ils ont envoyé leurs troupes en renfort, ils ont payé de leur sang et ils entendent être payés en retour.

La Russie entend aussi récolter le fruit de son assistance


Les relations économiques entre Moscou et Damas étaient déjà importantes avant le déclenchement de la guerre civile. Et depuis, la Russie continue à faire des affaires, entre autres, en fournissant des armes, du MIG29 au système anti missile. C’est aussi la Russie qui imprime les billets de banque syriens depuis 2012. A l’avenir les Russes espèrent bien récolter quelques pépites en or noir.

D’après un député russe cité par l’agence de presse Tass, les compagnies russes seront préférées aux Iraniennes ou aux Chinoises pour l’exploitation des hydrocarbures en raison de leur supériorité technologique. Moscou, par ailleurs, a fait un petit cadeau à Damas en lui octroyant une ristourne de 20% sur la livraison d’un million de tonnes de blé, un contrat qui devait être honoré en janvier, à condition que Damas trouve de quoi régler l’addition.

Les alliés russes et iraniens de Bachar El Assad misent donc sur son maintien au pouvoir ?
 

Ils misent surtout sur la continuité de l'Etat syrien et le respect bien compris de leurs intérêts respectifs, militaires, stratégiques et économiques. Pour le moment une bonne partie du pays réel échappe au régime. Les régions agricoles indispensables pour nourrir les Syriens sont contrôlées par les Kurdes au nord-est et encore par l'organisation Etat islamique à l'est.

 

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