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Revue de presse française

A la Une: Macron dévoile une partie de son programme économique

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Emmanuel Macron a chiffré dans le journal Les Echos son programme présidentiel.
Emmanuel Macron a chiffré dans le journal Les Echos son programme présidentiel. REUTERS/Toby Melville
12 mn

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Une enquête financière est en cours sur la famille de Théo, ce jeune homme blessé lors d’une interpellation policière en France. C’est le journal Le Parisien qui le révèle : « la famille de Théo (est) au cœur d’une enquête financière ».
Certes, ce qui va suivre ne saurait remettre en cause les « violences policières présumées subies par Théo », souligne ce quotidien. Mais étant rappelé que le président de la République lui-même s’est rendu au chevet du jeune homme blessé lors de son interpellation au début de ce mois à Aulnay-sous-Bois, banlieue de Paris, et qu’à cette occasion, comme il l’a été rapporté ici-même dimanche dernier, le magazine Paris-Match a publié la photo de François Hollande dans la chambre d’hôpital de Théo pour illustrer ce que cet hebdomadaire a appelé une « affaire d’Etat », que des heurts avec les forces de l'ordre ont éclaté avant-hier soir lors d’un rassemblement de plusieurs centaines de jeunes contre les violences policières à Paris, on mesure ce que cette information du Parisien peut revêtir ce matin comme importance.

Sur quoi porte cette enquête, sur combien et de quand date-t-elle ? Selon Le Parisien, cette enquête préliminaire « au centre de laquelle se retrouve la famille de Théo et Théo lui-même », porte sur le « fonctionnement trouble » d’une association d’entraide nommée « Aulnay Events » présidée par Mickaël Luhaka, un des frères de Théo ; elle porte sur « 678 000 € de subventions d’Etat » et elle a été ouverte en juin dernier pour « suspicion d’abus de confiance et d’escroquerie ». A cette somme, Le Parisien ajoute « 350 000€ de cotisations sociales (qui) n’ont pas été réglées » par l’association. Laquelle « entre-temps » a mis « la clé sous la porte ». Selon Le Parisien, « huit membres de la famille Luhaka (…) ont perçu de l’association plus de 170 000€ de rémunérations par virement, dont 52 000€ sur le seul compte de Théo ». Entre janvier 2014 et juin 2016, « plus de 80 000€ ont été retirés en espèces » des comptes de l’association, complète ce quotidien. « C’était pour le fonctionnement de l’association », dit, dans Le Parisien, Mickaël, le frère de Théo, qui veut que l’on dise la « vérité sans nous salir ». Pour être tout à fait complet, le journal rappelle que le président Hollande avait, au chevet de Théo, décrit ce dernier comme un « jeune toujours connu pour un comportement exemplaire ».

Macron : libéralisme assumé

C’est fait. Dans un entretien au journal Les Echos, le leader d’En Marche! lève le voile sur le chiffrage de son projet présidentiel. C’est aride, comme toujours, car truffé de chiffres, mais bon, le lecteur des Echos est supposé jongler avec. Alors allons-y !
Emmanuel Macron annonce un plan d’économies de 60 milliards d’euros sur les dépenses publiques courantes, dont 25 milliards d’économies sur la sphère sociale. « Cela passe par 15 milliards sur l’Assurance-maladie (et) 10 milliards d’euros d’économies sur l’assurance chômage », dit-il, mais aussi un plan d’investissement de 50 milliards pour favoriser ce qu’il appelle un « nouveau modèle de croissance ». Il juge « possible » de supprimer 120 000 postes de fonctionnaires et veut, pour ceux qui resteront, rétablir un jour de carence. La fiscalité des revenus du capital sera « nettement abaissée » avec l’instauration d’un prélèvement forfaitaire libératoire « de l’ordre de 30% (…) pour tous les revenus du capital : intérêts, loyers, dividendes, plus-values, etc… et le taux de l’impôt sur les sociétés sera ramené de 33,3% à (…) 25%, sur le quinquennat ». Emmanuel Macron chiffre à 20 milliards sur cinq ans les baisses indispensables de prélèvements obligatoires.

Comme il le déclare dans Les Echos, les demandeurs d’emploi auront « davantage de devoirs » et seront soumis à un « contrôle drastique ». Et le leader d’En Marche prévient : « il faut assumer davantage de flexibilité », dit-il. Emmanuel Macron estime aussi pêle-mêle que la « sphère publique » souffre d’un « déficit d’efficacité ». Ajoutons encore, au sujet de l’Europe, que l’ex-ministre de l’Economie se montre des plus intégrationnistes puisqu’il plaide pour la création d’un poste de « Ministre de l’Economie et des Finances de la zone euro ».

Ni de gauche, ni de droite, ni du centre

Et puis il y a les formules, plus politiques, comme par exemple sur la proportionnelle. Emmanuel Macron se dit prêt à « prendre le risque qu’il y ait une représentation du FN au Parlement. On ne peut pas la refuser », énonce-t-il dans Les Echos.
Il va également de soi que les confrères des Echos l’ont interrogé sur l’alliance que lui a proposé le centriste François Bayrou. Lequel sera probablement enchanté de lire ce matin cette déclaration d’Emmanuel Macron : « je ne suis pas centriste ». Lui qui se disait ni de gauche, ni de droite, n’est donc pas non plus au centre. Toutefois, il « souhaite » que François Bayrou fasse campagne à ses côtés.

Justement, cette « alliance » Macron-Bayrou, quelle portée peut-elle avoir ? Pour Le Figaro, en tout cas, pas de doute, elle ne « change rien ». Dans le camp Fillon, c’est un « non-événement », relève ce quotidien conservateur. « Avec François Bayrou, Emmanuel Macron reçoit en quelque sorte le renfort d’un autre lui-même ».

Gauche : désir d’union

A gauche, pendant ce temps, l‘horizon a commencé à s’éclaircir hier soir, avec le retrait du candidat écologiste Yannick Jadot en faveur de Benoît Hamon. C’est ce que Libération appelle « la petite union de la gauche ». Ce retrait, « en échange d’un accord programmatique et législatif, est (presque) en poche », se réjouit Libé. Visiblement soulagé, ce quotidien proche de la gauche souligne que, si les sympathisants écologistes acceptent aujourd’hui ce retrait, « ce sera la première fois depuis 1974 et la candidature de René Dumont, qu’une présidentielle se déroulera sans candidat écologiste ».

Résultat, à gauche, la pression monte à présent tout à la fois sur le candidat désigné par la primaire de la gauche et sur Jean-Luc Mélenchon. Invité hier soir à une émission de télévision, ce dernier s’est dit prêt à rencontrer Benoît Hamon. « Je ne ferme aucune porte » à une discussion avec le candidat socialiste, a déclaré Jean-Luc Mélenchon, relève Le Figaro.

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