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Revue de presse Afrique

A la Une: RDC, l’opposition en tandem

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© AFP/Pius Utomi Ekpei

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Un mois après la mort d’Etienne Tshisekedi, le Rassemblement de l’opposition a désigné sa nouvelle direction. Elle sera bicéphale, avec une présidence politique et une autre au conseil des sages ; la première va à Félix Tshisekedi, fils de feu l’opposant historique ; la seconde à l’ancien ministre Pierre Lumbi, président du G7, l’une des composantes du Rassemblement de l’opposition.

C’est une direction « de choc », veut croire le dénommé « Centre d’Analyse et de Stratégies », selon lequel la « pression » devrait, « désormais et logiquement » changer de camp, revenant « sur les épaules de la Majorité ».

Cet accord, à tout le moins, aura de quoi réjouir aussi le quotidien Le Potentiel, lui qui, dans son édition du jour, invoquait quelques instants avant la signature de l’accord « la voie de la raison » à l’attention du Rassemblement de l’opposition afin de « voir se consolider la démocratie avec ses corollaires, l’Etat de droit et l’alternance politique à la fin de 2017 ».

Pendant ce temps, la capitale Kinshasa attend « toujours » le retour de la dépouille mortelle d’Etienne Tshisekedi, énonce, en France, le quotidien Le Figaro. Qui prévient : « si nul ne le dit, tout le monde sait que le retour du corps sera un moment hautement tendu. Il donnera lieu à une réunion de masse des supporteurs de l’opposition à Kinshasa, immense métropole contestataire ; une manifestation de force que le pouvoir tente précisément d’éviter depuis des mois ». Et Le Figaro souligne que cette situation est « d’autant plus dangereuse que le Congo connaît en parallèle un regain d’activité de différentes milices, dans l’est du pays mais aussi dans le Kasaï, fief natal d’Etienne Tshisekedi ».

RDC : rapt à la mine
 
Justement, cinq personnes de nationalité congolaise, tanzanienne et française ont été enlevées dans la nuit de mardi à mercredi par des hommes armés dans la mine d’or de Namoya, dans l’est de la République démocratique du Congo. Cette mine est exploitée par la société canadienne Banro. « 1 Français, 3 Congolais et 1 Tanzanien sont aux mains d’hommes armés à l’est de la République démocratique du Congo », lance Benin Monde Infos.

« Au fil des jours, le territoire congolais devient de plus en plus dangereux », énonce Afrique-sur7. Pour ce site internet, il s’agit d’une « autre tragédie » qui vient de « frapper » la RDC.
 
Sénégal-Gambie : le retour de la Sénégambie
 
Suite de la visite d’Adama Barrow à Dakar. Le Sénégal reçoit le président gambien en grande pompe. Visite d’Etat à Dakar pour Adama Barrow, avec, à la clé, la signature d’accord bilatéraux entre le Sénégal et la Gambie, dans les domaines militaire, économique et social notamment. Le chef de l’Etat sénégalais a souligné que le Sénégal et la Gambie « n’auraient jamais dû rompre leur coopération qui est spéciale en ce sens que les deux pays sont imbriqués l’un à l’autre », relève le quotidien EnQuête. Symbole de ces retrouvailles, la construction du pont reliant les deux pays.

C’est un petit air de «Sénégambie » qui souffle entre Dakar et Banjul, remarque L’Observateur Paalga à propos de la signature de ces nouveaux accords de coopération et la relance du projet « ô combien symbolique » de construction ce pont entre les deux pays fort opportunément baptisé « Sénégambia », souligne ce quotidien ouagalais.

Cette visite d’Etat « aux allures d’une seconde lune de miel après les honneurs grandioses que le Gambien avait réservés au premier des Sénégalais lors de son investiture et de la fête de l’Indépendance, le 18 février dernier, va permettre aux deux dirigeants de filer le parfait amour pour le bien de leurs peuples », veut croire son confrère Le Pays. Toutefois, « sans verser dans le “fétichisme”, on peut dire que le rapprochement entre Macky Sall et Adama Barrow est aussi une aubaine pour le premier cité de pouvoir tirer les marrons du feu dans la gestion du dossier casamançais qui a toujours été un goulot d’étranglement pour les différents régimes qui se sont succédé au pays de la Teranga », complète cet autre journal ouagalais.

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