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Nouvelles technologies

SpaceX veut envoyer des touristes autour de la Lune

Audio 02:30
Elon Musk (photo) a annoncé que sa société enverrait deux  personnes  voyager quelques jours autour de la Lune.
Elon Musk (photo) a annoncé que sa société enverrait deux personnes voyager quelques jours autour de la Lune. REUTERS/Monica Almeida

C'est une annonce fracassante dont il est coutumier. Elon Musk, le fantasque patron de SpaceX, a annoncé que sa société comptait envoyer deux touristes faire le tour de la Lune, pas plus tard qu'à la fin de l'année prochaine. Mais le pari est encore loin d'être gagné même si en 15 ans d'existence SpaceX a donné un sérieux coup de jeune au secteur spatial.

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On ne connaît pas leur nom, on ne sait pas non plus combien ils ont payé, mais fin 2018, deux richissimes personnes vont voyager quelques jours autour de la Lune. C'est en tout cas ce qu'a annoncé SpaceX cette semaine.

On est toujours difficile de parler de SpaceX. La société d'Elon Musk a en effet des projets dignes de la science-fiction, à tel point que l'on doute parfois du sérieux de ses ambitions. A titre d'exemple, SpaceX veut envoyer dès 2024 une mission habitée vers Marsb avec un équipage de 100 personnes.

Aujourd'hui en 2018, la Nasa en est encore à concevoir une mission similaire avec un équipage de quelques astronautes à l’horizon 2030-2040.

Les équipes de Space X pourraient passer pour de doux rêveurs, mais en 15 ans d'existence, ils ont réalisé quelques prouesses qu'il faut prendre très au sérieux.
Première entreprise privée à lancer une fusée, c'est également la première à ravitailler en fret la station spatiale internationale et mieux encore, la seule capable de faire revenir sur terre certains éléments de ses fusées pour les réutiliser plus tard.

Il faut donc les prendre au sérieux mais cette annonce d'envoyer deux touristes autour de la Lune dès 2018 laisse pour le moins songeur, tant SpaceX doit réaliser un bon technologique.

Leur plan est simple : Une fusée lourde, au sommet de laquelle on pose une capsule pour l'équipage. Celui-ci part faire un tour de Lune puis revient sur Terre quelques jours plus tard.

Mais le problème, c'est qu'aujourd'hui, ni cette fusée lourde, la falcon Heavy, ni la capsule habitée, la dragon 2, n'ont volé.

Certes, leurs premières missions sont prévues cette année mais Dragon 2 par exemple n'est pour l'instant conçue que pour desservir la station spatiale internationale, à 400 kilomètres d'altitude. Pour rejoindre la Lune 384 000 kilomètres plus loin, il faudra la modifier et la tester ce qui implique au moins un voyage à vide pour valider les technologies.

Car si on n'est pas retourné voir notre satellite depuis la fin du programme Apollo en 1972, c'est qu'il y a une raison : la première étant que les règles de sécurité ont considérablement évolué depuis et que refaire la même chose qu'il y a 50 ans est inimaginable aujourd'hui.

On parle là de protection contre les micrométéorites, de blindage contre les rayonnements solaires ; sans même mentionner l'entraînement que devront subir les deux touristes spatiaux pour revenir à bon port en cas de problème.

Il y a donc énormément de problèmes à résoudre pour SpaceX, qui a en plus énormément de fers sur le feu avec sa future mission martienne et son rôle plus traditionnel de lanceurs de satellites commerciaux.

L'échéance de 2018 semble donc très compliquée à tenir. Dommage, cela aurait marqué les 50 ans de la première mission humaine vers la Lune : Apollo 8.

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