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Nouvelles technologies

Le festival «South by Southwest»

Audio 02:34
Le cinéaste Gareth Edwards qui a dirigé «Rogue One :  une histoire de Star Wars» lors d'une conférence au festival South by Southwest au Texas, le 13 mars 2017.
Le cinéaste Gareth Edwards qui a dirigé «Rogue One : une histoire de Star Wars» lors d'une conférence au festival South by Southwest au Texas, le 13 mars 2017. ©REUTERS/Brian Snyder

Direction le Texas, aux Etats-Unis. On ne pense pas forcément à cet Etat américain comme étant un haut-lieu des nouvelles technologies, c'est pourtant là que se tient tous les ans l'un des festivals les plus prisés en la matière. South by Southwest, c’est le nom de ce festival, mêle concerts, performances artistiques mais aussi de nombreuses conférences. Tour d’horizon de l’édition 2017 de cette manifestation qui ferme ses portes ce dimanche 19 mars.

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40 000 personnes se sont donné rendez-vous à Austin au Texas pour écouter de la musique live, regarder des films, admirer des performances artistiques mais surtout assister aux très nombreuses conférences données à South by southwest.

Ici on ne parle ni applications, ni nouveaux modèles de smartphones, on échange sur le futur et cette édition 2017 n'a pas dérogé à la règle avec plusieurs moments forts.

Il y a tout d'abord eu l'intervention en début de semaine de Vint Cerf. Le nom ne vous dit peut-être pas grand-chose, mais l'homme de 73 ans est considéré comme l'un des pères d'internet et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il est plutôt pessimiste pour l'avenir. Fausses informations sur les réseaux sociaux, objets connectés à la sécurité plus que légère, respect de la vie privée : la situation actuelle ne l'inspire guère. « Internet s'est montré utile. Il a surtout été nocif » affirme-t-il, lapidaire.

Pourtant, malgré cette mise en bouche un peu sombre, le reste des conférences se voulait résolument plus optimiste.

On retiendra notamment celle de l'Américaine Jennifer Douana, co-conceptrice avec la Française Emmanuelle Charpentier de la technique d'édition du génome crispr cas9.
Pour résumer très sommairement, il s'agit d'une méthode qui permet de modifier l’ADN comme on pourrait le faire avec les fonctions couper-coller d'un logiciel de traitement de texte. Elle est si puissante qu'elle révolutionne littéralement les manipulations dans les laboratoires de biologie.

Parmi les applications mentionnées par la chercheuse, certaines sont très prometteuses : elle a par exemple cité la modification génétique de cochons, pour en faire des donneurs d'organes parfaits dans les hôpitaux et faire face à la pénurie de greffons.
Mais d'un autre côté, il y aurait la possibilité plus discutable d'améliorer les bébés humains. Ce n'est pas pour demain, on ne comprend pas encore suffisamment le génome de l'homme. Et cela poserait surtout d'énormes questions éthiques sur fond d'eugénisme.
Ces craintes, Jennifer Doudna les a balayées d'un revers de la main : « Il y a des technologies plus dangereuses qui circulent, il ne faut pas plus s'en inquiéter ».

L'éthique, c’était le thème dominant de la quarantaine de conférences sur l'intelligence artificielle. Un intérêt qui reflète les progrès toujours plus impressionnants réalisés en la matière et les innombrables questions soulevées. Pas tant sur un futur cerveau informatique qui partirait en guerre contre les hommes mais sur des questions telles que : « le choix qu'une voiture autonome pourrait faire en situation d'urgence. Si un enfant traverse soudainement devant elle, vaut-il mieux l'écraser, ou plutôt envoyer la voiture et tous ses passagers dans le décor ? » On ne connaît toujours pas la réponse à cette question. Ce n'est qu'un exemple parmi d'autres problématiques qui promettent de nombreux débats dans le futur.

Vous avez des questions, des suggestions ? Vous pouvez nous écrire à nouvelles.technologies@rfi.fr

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