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Echos de campagne

Fillon contre-attaque, Macron engrange, la gauche se divise

Audio 03:54
Emmanuel Macron, leader du mouvement politique En Marche ! en meeting de campagne pour la présidentielle  le 23 mars 2017 à Dijon.
Emmanuel Macron, leader du mouvement politique En Marche ! en meeting de campagne pour la présidentielle le 23 mars 2017 à Dijon. REUTERS/Robert Pratta

Les ralliements socialistes à Emmanuel Macron se multiplient et font grincer des dents dans l’équipe de Benoît Hamon, qui parle de trahison. A droite, François Fillon tente une nouvelle fois de prouver son honnêteté. Son intervention télévisée a été plus qu’animée… 

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C’est à ce jour le principal soutien à Emmanuel Macron venu de la gauche : Jean-Yves Le Drian, ministre socialiste de la Défense et président de la région Bretagne s’en explique dans Ouest-France et sur la chaîne CNews : « j’ai des désaccords avec Benoît Hamon ». Et quand le candidat socialiste, vainqueur de la primaire, dénonce des « trahisons » au sujet de ceux qui roulent désormais pour le candidat En Marche!, Jean-Yves Le Drian explique : « la seule trahison que je ne peux pas accepter, c’est la trahison par rapport à mon histoire, par rapport à ma conscience, par rapport à mes convictions. »

Valse des ralliements

Ce soutien supplémentaire ravit en tous cas Emmanuel Macron, qui évoque son « respect » pour Jean-Yves Le Drian qui, en Bretagne, « a construit une majorité de projet, très voisine de la démarche qui est la nôtre ». Le Drian, Braillard, Pompili et à droite, Dominique Perben : cette valse des ralliements agace fortement Vincent Peillon, resté fidèle à Benoît Hamon, et qui demande que « l’on parle maintenant du fond », alors que « la chronique judiciaire revient. »

Cabinet noir

François Fillon était d’ailleurs de nouveau sur le grill jeudi soir dans l’Emission politique sur France 2. Le candidat de la droite y a lancé une attaque directe sur François Hollande, accusé d’être à l'origine des fuites judiciaires et d’avoir mis en place un « cabinet noir ». Et quand on lui demande s’il est un homme d’argent, François Fillon affirme qu’il ne se « reconnaît pas dans cette image qui le blesse », et qui lui a « fait souvent penser » à Pierre Bérégovoy (ancien Premier ministre socialiste qui s’est suicidé en 1993 alors qu’il était soupçonné d’avoir bénéficié d’un prêt sans intérêt). « J’ai compris pourquoi on pouvait être amené à cette extrémité. » D'où l'échange très vif avec l'une des intervenantes, la romancière Christine Angot, qui évoque « un chantage au suicide ».

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