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Echos de campagne

Présidentielle française: le trio de tête bat la campagne

Audio 04:02
Marine Le Pen, la présidente du Front national visite une ferme porcine à Pordic, dans l'Ouest de la France, le 30 mars 2017.
Marine Le Pen, la présidente du Front national visite une ferme porcine à Pordic, dans l'Ouest de la France, le 30 mars 2017. REUTERS/Stephane Mahe

Marine Le Pen, Emmanuel Macron et François Fillon, les trois candidats les mieux placés dans les sondages, s’invectivent à distance. La présidente du FN cherche à mobiliser le monde agricole, le candidat d’En marche ! est qualifié de « Brutus » par le camp Les Républicains (LR).

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« Merci de nous accueillir et de faire le tour du propriétaire, je suis ravie… » : Marine Le Pen ne boude pas son plaisir, accueillie à Pordic, Côtes d’Armor, par un exploitant agricole breton, éleveur de porcs, confronté aux difficultés de sa profession. « Personne de ceux qui ont été au pouvoir n’ont pris la peine d’y apporter des réponses », explique la candidate frontiste. « Je pense qu’ils ont des oreilles bouchées », lui répond l’éleveur.

Le Pen dans un hangar

Dans la foulée, Marine Le Pen s’est rendue dans une exploitation laitière du Morbihan, acclamée dans un hangar, entre des ballots de paille, par quelques dizaines d’agriculteurs survoltés. « J’ai besoin de votre soutien pour mener cette belle bataille au nom du peuple. Vive la Bretagne, vive la République, et vive la France ! »

Macron cible le FN

Le mieux placé pour affronter Marine Le Pen au second tour, c’est pour le moment Emmanuel Macron, qui décide de la prendre directement pour cible. « Je veux parler aux électeurs du Front national, parce que je les respecte et je respecte leurs colères. Je ferai tout pour les convaincre que c’est un projet d’effondrement du pays, d’appauvrissement des classes moyennes et populaires, un projet de rétrécissement. Moi j’ai une opposante principale : Madame Le Pen », annonce le candidat d’En marche !, en déplacement à Saint Denis, près de Paris. Il y a présenté un projet « d’émancipation » des quartiers populaires.

Des messieurs « en perdition »

Emmanuel Macron est par ailleurs dans la ligne de mire de la droite. Les Républicains lancent une nouvelle campagne sur les réseaux sociaux avec affiches et hashtags “#macrongirouette, #macronlhéritier ou #macronitude”. « Emmanuel Macron, ancien ministre de François Hollande, mauvais génie, inspirateur, Brutus en même temps ». Des attaques de François Baroin, de François Fillon, et de leurs soutiens, qui font vivement réagir le candidat d’En marche ! : « ces messieurs sont en perdition, ils sont pris dans leurs affaires, et donc ils tapent tous azimuts. Je les laisse à leurs turpitudes et à leurs vieilles politicailleries. »

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