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Chronique agriculture et pêche

La production des légumineuses dans la province du Bam au Burkina Faso

Audio 02:56
Ouédraogo Haoua, présidente de l’Union provinciale Namanegbzanga pour la promotion de la filière niébé du Bam (UPFN-PFN).
Ouédraogo Haoua, présidente de l’Union provinciale Namanegbzanga pour la promotion de la filière niébé du Bam (UPFN-PFN). RFI/Sayouba Traoré
Par : Sayouba Traoré
5 mn

Au village en Afrique, il y une répartition traditionnelle des tâches entre femme et homme. Par exemple, chez les éleveurs, la viande c’est l’affaire des hommes et le lait c’est l’affaire des femmes. De même chez les agriculteurs, la production des céréales et des tubercules relève de la responsabilité des hommes. Les légumes, ce qu’on appelle en cuisine les condiments, c’est exclusivement réservé aux femmes. Cette situation offre un double avantage.

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Les légumineuses telles que les lentilles, les haricots, les pois et les pois chiches constituent une part essentielle du panier alimentaire de base de nombreuses populations. Les légumineuses sont une source essentielle de protéines et d’acides aminés d’origine végétale pour tous les habitants de la planète. Elles constituent également une source de protéines d’origine végétale pour les animaux. En outre, les légumineuses sont des plantes dont les propriétés fixatrices d’azote peuvent contribuer à accroître la fertilité des sols et avoir des effets bénéfiques sur l'environnement.

Autre avantage, puisque c’est traditionnellement l’affaire des femmes, c’est une formidable opportunité pour l’autonomisation économique des femmes rurales. C’est pour ces raisons que la soixante-huitième Assemblée générale des Nations unies avait proclamé 2016 Année internationale des légumineuses. Et l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a été désignée pour faciliter la mise en œuvre de l’Année internationale des légumineuses en collaboration avec les gouvernements, les organisations compétentes, les organisations non gouvernementales et autres parties prenantes concernées.

Nous rendons visite à une grande dame à Kongoussi, dans la province du Bam au Burkina Faso. Elle se nomme Ouédraogo Haoua, et elle est à la tête de groupements de femmes qui ont décidé de faire du niébé leur gagne-pain. Ces femmes sont regroupées dans l’Union provinciale Namanegbzanga pour la promotion de la filière niébé (UPFN-PFN).
 

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